Free se prépare à révolutionner le marché du subventionnement de mobiles, Xavier Niel veut une nouvelle fois casser la baraque

Free se prépare à révolutionner le marché du subventionnement de mobiles, Xavier Niel veut une nouvelle fois casser la baraque

Xavier Niel en fait le pari, le système de subventionnement actuel utilisé par Orange, SFR et Bouygues va disparaître d’ici 18 mois. A ce moment là, Free débarquera sur ce marché et tentera de refaire le coup de 2012.

"On espère à chaque fois avoir des décisions plus rapides, d’être capable de se lancer plus vite, on rêve de se lancer. Vous allez voir arrivé des choses dans les semaines qui viennent qui sont des petites idées drôles que l’on peut avoir j’espère que ça vous plaira, mais voilà on met en place un certain nombre de choses pour avancer dans ce sens-là", Xavier Niel, enthousiaste, n’a pas caché son ambition de révolutionner le marché du subventionnement des mobiles en France, nouvelle cible annoncée la semaine dernière lors de la présentation du plan "Odyssée 2024" d’Iliad.

Devant les analystes, le fondateur de Free est allé encore plus loin en faisant un pari : "Dans 18 mois, vous verrez la subvention aura disparu en France, ça j’en suis sûr." Et d’ajouter "qu’au jour où ça s’arrêtera", il faudra que l’opérateur "soit là pile à cette seconde là et qu’il refasse la révolution".

Si sur le marché de la subvention, Free a gagné une bataille devant la cours de cassation, puis en appel face à SFR, l’ex-trublion est actuellement en plein combat judiciaire face à Orange, cette fois sur des offres actuelles. Mais pas seulement, "on a des procédures aujourd’hui contre plusieurs opérateurs sur ces sujets là qui sont des procédures assez courtes qui vont aboutir."

 

 

A en croire Xavier Niel, la partie est déjà gagnée, "on a des changements législatifs qui arrivent, il va falloir commencer à détailler dans la facture ce qui correspond au mobile et ce qui correspond au service. Donc typiquement la subvention telle qu’elle a existé historiquement, va disparaître."

Cette opportunité de lancement, Free l’attendait depuis 7 ans lorsqu’il a tenté d’adresser ce marché, peu après son arrivée sur le mobile en 2012, mais le service juridique d’Iliad a calmé rapidement les ardeurs du fondateur de Free : "c’est interdit c’est illégal, me dit-on et je dis mais attendez les autres le font ! Oui mais c’est illégal et nous on ne fait pas des choses illégales."

A l’heure où la justice donne raison à l’opérateur de Xavier Niel lequel dénonce depuis des années les pratiques de ses rivaux, à savoir des crédits à la consommation déguisés, Free se prépare à débarquer… au bon moment  : " pour nous c’est une une vraie chance. Au moment où toutes ces choses la vont disparaître, on sera capable de rentrer sur ce marché-là. Il faut que les deux coïncident, il faut qu’on soit capable de refaire un choc. Donc on avance dans ce sens là tranquillement en se préparant. Ça ne marche pas qu’avec des boutiques, ça ne marche pas qu’avec des idées différentes et intelligentes, mais ça marche en mettant en place des choses qui sont légales et qui vont être viables pour les 20 prochaines années."