Free Mobile : le pylône pas encore actif, la municipalité pointée du doigt

Free Mobile : le pylône pas encore actif, la municipalité pointée du doigt

Voilà plus d’un an que le pylône de téléphonie mobile fait partie du paysage, mais sans servir. Et ça n’est guère mieux pour un autre.

Son installation remonte au mois d’avril 2020, soit il y a plus d’un an maintenant. Elle avait été convenue avec l’ancienne municipalité. Se trouvant près du camping municipal de Kerhostin, à Saint-Pierre-Quiberon, un pylône reste pour l’instant hors service. Déguisé en arbre pour mieux se fondre dans le paysage, il devra attendre encore un peu avant d’accueillir les antennes de Free Mobile et Orange.

Selon Jérôme Angé, de la société Towéo, l’opérateur d’infrastructures en charge du projet, la responsabilité du retard revient à la municipalité, estimant qu’elle le bloque depuis le début. Cette dernière aurait retardé le raccordement de l’équipement au réseau électrique. Si le problème a été résolu depuis le mois de juin, il était cependant trop tard et il faudra ainsi attendre la fin de l’année pour que les opérateurs s’installent sur le pylône. En attendant, ce dernier reste inoccupé. De son côté, la maire Stéphanie Doyen dément : “Nous n’avons rien bloqué. C’est plutôt la petite guerre entre les opérateurs refusant de se mettre sur la même antenne qui freine tout projet”. Elle confirme les problèmes pour alimenter le pylône, “mais pas dans une perspective de blocage”.

Pas mieux pour le deuxième

Et ça n’est pas le seul pylône prévu pour l’ancienne municipalité à rencontrer des déconvenues dans cette commune du département du Morbihan. Un second pylône a bien du mal à s’installer près de l’église du centre-bourg, en raison d’une vive opposition des habitants. De quoi faire bondir Jérôme Angé : “Nous avons investi 100 000 euros là-dedans. Tout est prêt. Si la mairie ne nous rembourse pas, nous le construirons pour que les opérateurs, eux, nous payent”. Stéphanie Doyen explique être à l’écoute des habitants et chercher une solution. “Nous avons eu énormément de recours de la part des riverains. Nous essayons donc de trouver un autre endroit”, explique-t-elle, plaidant pour des discussions entre les opérateurs afin d’éviter la multiplication des antennes.

Source : Ouest France