Altice saisit le CSA afin de “trouver une solution équitable” dans le bras de fer l’opposant à Free

Altice saisit  le CSA afin de “trouver une solution équitable” dans le bras de fer l’opposant à Free

Altice a mis ses menaces à exécution. Depuis ce matin, les chaînes BFM TV, RMC Découverte et RMC Story laissent place à un écran noir chez les abonnés Freebox, faute d’accord de distribution trouvé entre les deux groupes mais Free vient de réagir en rétablissant leur diffusion. Dans un communiqué, la maison-mère de SFR s’est indignée "d’une position discriminatoire injustifiable" à l’égard de ses chaînes adoptée par Free, lequel "refuse de négocier" après avoir signé des accords avec le groupe TF1 et avec le groupe M6. Et d’ajouter avoir saisi lundi le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel "d’un règlement de différend afin qu’une solution équitable puisse être trouvée à cette situation inacceptable imposée par Free". 

Si la date limite de l’accord de distribution est arrivée à échéance mardi 19 mars à minuit, les chaînes du groupe ont depuis continué leur diffusion chez Free. Altice avait annoncé dès le lendemain vouloir continuer les négociations avec Free sous l’égide du CSA en acceptant la médiation de l’Autorité. Seulement, l’opérateur de Xavier n’a pas souhaité s’engager, préférant attendre que le cadre de ce processus soit davantage clarifié. Dans la foulée, Altice a toutefois déclaré que Free ne rejetait "plus le principe d’un accord global portant sur la distribution des chaînes en clair et de leurs services associés contre versement d’une rémunération". Le groupe de Patrick Drahi s’est alors donné quelques jours supplémentaires pour trouver un accord avec Free, en vain. Aujourd’hui, Altice dénonce le refus de négocier de Free et ce depuis plusieurs mois. Cela "pénalise, en premier lieu, les abonnés Free, téléspectateurs des chaînes et services en question", indique un communiqué. Pourtant, en marge de la présentation des chiffres annuels d’Iliad le 19 mars dernier, Thomas Reynaud, directeur général du groupe, a déclaré souhaiter "avoir une discussion constructive mais on n’a toujours pas reçu une proposition de services à valeur ajoutée et un prix articulé. On n’a pas reçu de détails en termes de profondeur, en termes d’exclusivité, en termes de gestion du direct avec le startover". Rien ne va plus.