Free : “plus de 5% de nos abonnés utilisent la 5G”

Free : “plus de 5% de nos abonnés utilisent la 5G”

Faut-il voir le verre à moitié vide ou à moitié plein ? Près de 6 mois après ses grands débuts, la 5G de Free Mobile est utilisée aujourd’hui par plus de 600 000 abonnés dans l’hexagone.

Le déploiement de la 5G “va très vite. Une technologie comme celle-ci met du temps à s’installer. Aujourd’hui, un peu plus de 5% de nos abonnés utilisent la 5G, c’était 0% il y a 6 mois”, a fait savoir ce matin sur le plateau de BFM Business, Thomas Reynaud, directeur général de la maison-mère de Free.

Lancée sans surcoût en décembre dernier, la cinquième génération de téléphonie mobile attire mais son adoption se fait lentement. Les raisons à cela sont multiples et plutôt logiques. Les usages grand public de la 5G sont encore à inventer, la 4G suffit dans la majorité des cas  et se généralise alors que le grand renouvellement des terminaux se profile à peine même si chez Free Mobile, les ventes de smartphones 5G bondissent. “Elle deviendra populaire en 2022”, a estimé Xavier Niel dans nos lignes hier.

A l’heure où le trublion compte 13,382 millions d’abonnés mobile, plus de 600 000 utiliseraient toutefois déjà sa 5G dont le déploiement se poursuit à un bon rythme avec plus de 10 000 sites activés dont 1303 sur la bande 3,5 GHz.

“Ces technologies peuvent parfois mettre un peu de temps et puis soudainement donnent un coup d’accélérateur. C’est ce que l’on a vu avec la fibre optique, on est rentré dans le confinement avec 1,5 million d’abonnés, on sort du confinement et on a 3,5 millions de clients”, explique Thomas Reynaud. Il faut donc se préparer, poursuit-il car c’est “le rôle des opérateurs d’aménager le territoire, de déployer nos infrastructures”. La direction de l’opérateur s’en félicite enfin, Free dispose du plus grand réseau 5G en matière de sites avec une présence dans plus de 9000 communes et une couverture approchant les 60% de la population.

Du côté de Bouygues Telecom,  la 5G “démarre assez doucement en termes d’usages”, a fait savoir fin mai Olivier Roussat, directeur général de l’opérateur. “La 5G représente moins de 1% du trafic sur le réseau, la perception pour le client n’est pas claire” a-t-il ajouté. Il faut dire que la 5G déployée sur le territoire opère toujours sur un coeur de réseau 4G, qui ne permet donc pas d’atteindre les débits élevés et la latence ultra-réduite promise. S’il faudra attendre la seconde étape du déploiement en 2023 pour jouir de vrais usages, l’heure est aujourd’hui à la désaturation des réseaux 4G.