Face à l’arrivée de Free Mobile et de ses rivaux, des habitants se rebellent au grand dam du maire

Face à l’arrivée de Free Mobile et de ses rivaux, des habitants se rebellent au grand dam du maire

Le New Deal provoque parfois la colère d’habitants. Free Mobile en fait une nouvelle fois l’expérience.

Ils sont contre l’arrivée d’un pylône Free Mobile sur lequel les autres opérateurs pourront installer leurs équipements, et ils le font savoir. Le week-end dernier, une trentaine de riverains se sont mobilisés lors d’une marche organisée dans un quartier de Voreppe, une commune française située dans le département de l’Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Tous regrettent ne pas avoir été mis au courant ou sondés à temps. Certains mieux informés ont appris la nouvelle en novembre dernier, d’autre début mai dans le dossier d’information déposé en mairie par Free Mobile et quelque-uns par voie de presse.

Plusieurs habitants ont alors multiplié les requêtes avant la signature de l’autorisation. Parmi elles, le déplacement de l’antenne loin des habitations, le respect du Parc naturel de Chartreuse et donner l’obligation à l’opérateur d’un habillage paysagé pour le pylône. En colère, des riverains ont lancé une pétition ayant recueilli près de 350 signatures. Selon eux, deux dossiers ont été déposés en mairie laissant craindre la sortie de terre de deux pylônes et non un. Pourtant, les délégués municipaux attestent le contraire.

Interrogé par le Dauphiné Libéré, le maire de Voreppe, Luc Rémond regrette “la méthode cavalière” de certains administrés. A ses dires, deux de ses délégués municipaux sont tombés dans un piège. Invités initialement à une visite de quartier, il se sont retrouvés au beau milieu d’une marche contre l’antenne. L’élu indique par ailleurs que “des règles” et “un schéma national” obligent les collectivités à accepter des projets d’implantation. Il s’agit du New Deal, signé en janvier 2018 entre Orange, Free, SFR, Bouygues et le gouvernement autour de la généralisation de la 4G partout sur le territoire. « On autorise une antenne, pas 45 ou 50. L’endroit choisi est celui où existait un relais télé, un lieu accessible, en bord de route », justifie le maire. Et d’ajouter qu’il a préféré obtenir une location sur un terrain communal pour mieux négocier l’habillage du pylône. C’est d’ailleurs son objectif, travailler avec Free Mobile sur une intégration paysagère idéale. Une réunion publique sera organisée prochainement. Quant à l’installation du site mobile, elle est prévue en octobre prochain.

 

Source : Le Dauphiné Libéré