Free Mobile : plusieurs associations vent debout face à l’implantation d’une antenne-relais en zone humide

Free Mobile : plusieurs associations vent debout face à l’implantation d’une antenne-relais en zone humide

Direction la commune de Pluvigner dans le Morbihan en Bretagne où Loca-terre , l’Aappma Lorient et d’autres associations s’opposent au projet d’implantation d’une antenne-relais Free Mobile en zone humide. Une localisation jugée "aberrante" et nuisible à l’écosystème.

"Un projet d’autant plus absurde que non loin de là se trouvent des terrains convenant mieux et dont les propriétaires seraient intéressés. Encore une tentative de grignotage des zones humides. Ces espaces sont pourtant très précieux pour tout le monde et sont protégés par la loi ", a canardé hier l’une de ces associations sur son compte Facebook en marge d’une manifestation d’une vingtaine de personnes réfractaires. S’ils ne sont pas contre l’implantation l’arrivée d’une nouvelle antenne estimant qu’aujourd’hui, "il est indispensable d’avoir accès à la téléphonie mobile", les opposants tirent à boulets rouges sur le lieu choisi par Free. "En pleine zone humide, c’est tout bonnement aberrant, surtout lorsque l’on sait qu’il faut environ cinq à dix ans pour refaire l’écosystème", a martelé Marie-Françoise Le Tallec, de l’association Loca Terre dans les lignes du Telegramme.

Autres arguments, le site retenu est l’un des points les plus bas de Pluvigner. De plus, le terrain serait instable et devrait "impliquer l’utilisation de matériel important. Il va falloir poser des pieux en béton, casser un talus." Sans oublier l’impact des ondes sur la santé et la dévalorisation des biens immobiliers.

Un recours est actuellement en cours devant le tribunal administratif. De son côté, le maire a demandé à Free Mobile de déplacer l’antenne de 20 mètres afin de sortir de la zone humide. Selon le code de l’environnement, ces zones sont des « terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année».

 

Source : Le Télégramme