Free Mobile : un collectif de riverains entendu, pas de “mini Tour Eiffel” dans le paysage

Free Mobile : un collectif de riverains entendu, pas de “mini Tour Eiffel” dans le paysage

S’ils n’ont pas forcément gagné la bataille, un collectif de riverains a au moins remporté une première manche. Suite à leur mobilisation, la municipalité a fait savoir qu’elle renonçait à un projet de pylône Free Mobile.

À l’occasion d’une réunion en présence de Damien Combet, maire de Chaponost, commune du Rhône, de Gregory Nowak, son adjoint aux Réseaux de communications, et d’une dizaine de riverains, des échanges ont eu lieu autour de l’implantation d’un pylône Free Mobile sur le terrain communal de la Vieille Route.

Quelques jours tard, c’était un ouf de soulagement pour le collectif opposé au projet. Lors du dernier conseil municipal, la municipalité a confirmé l’abandon. “La proposition faite à Free d’implanter son antenne sur un terrain communal partait du principe que cela nous donnait la possibilité de maîtriser le choix du lieu et d’avoir un regard sur le dossier technique. Devant la levée de boucliers des riverains, nous sommes arrivés à la conclusion que nous retournerions voir l’opérateur pour lui signifier notre décision d’y renoncer”, explique en effet Gregory Nowak.

La fibre est là, pas besoin de 5G

“On avait fait des pieds et des mains pour avoir la fibre. Maintenant qu’on l’a, on n’a pas besoin en plus de la 5G”, explique Sylvie Jaricot, une habitante opposée au projet. Mais ce ne sont pas les seuls arguments des opposants qui ont été plus de 100 à signer la pétition “pour dire non à l’antenne”. Il y a aussi la présence d’“une personne électrosensible dans le quartier” et l’atteinte à l’esthétique du paysage, avec la peur de voir pousser une “mini Tour Eiffel” au milieu de la verdure. Les opposants avaient d’ailleurs prévu de matérialiser la hauteur de l’équipement avec un ballon stationnant à 30 mètres.

Cette levée de boucliers n’est pas une première dans le secteur. En 2019, le projet d’antenne d’un autre opérateur, Bouygues Telecom en l’occurrence, avait rencontré une vive opposition.

Source : Le Progrès