L’Association des Opérateurs Télécoms Alternatifs monte au créneau et saisit l’Autorité de la concurrence autour de la possibilité de scinder Orange en deux parties distinctes. Explications.
La question de la séparation structurelle d’Orange en raison de son héritage d’une infrastructure essentielle financée pour partie par des fonds publics est posée. Créée en 2017, l’AOTA, qui regroupe 45 opérateurs issus du secteur des télécoms et de l’Internet, dénonce aujourd’hui "l’accès stratégique au génie civil pour son réseau téléphonique historique permettant l’Internet haut débit (l’ADSL)" dont dispose Orange mais aussi "l’avantage" lui permettant "de se reconstituer un monopole dans la fibre optique", rapporte ce matin L’Express. Selon ses informations, l’hebdomadaire révèle par ailleurs que l’Association des Opérateurs Télécoms Alternatifs a saisi à l’automne dernier l’Autorité de la concurrence dans le but d’obtenir sa position sur une éventuelle séparation en deux entités d’Orange. L’autorité administrative indépendante chargée de lutter contre les pratiques anticoncurrentielles et d’étudier le fonctionnement des marchés, étudierait actuellement cette possibilité.
La conviction de l’AOTA est fondée dans le contexte actuel, il est impossible pour ses opérateurs adhérents de proposer des offres commerciales "identiques" à celle d’Orange. Leur demande est on ne peut plus claire, à savoir diviser l’opérateur historique en deux sociétés. La première dédiée aux infrastructures et la seconde à ses activités de service. Affaire à suivre.
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