Comment votre smartphone pourrait évaluer votre productivité

Comment votre smartphone pourrait évaluer votre productivité

Une étude américaine a mis au point un dispositif pour smartphone qui analyserait l’état de fatigue et d’alerte de son utilisateur. 

Finis les appareils frontaux pour faire des selfies et les poster sur les réseaux sociaux, dorénavant il sert aussi à vous identifier sur votre propre appareil et ça ne s’arrêtera probablement pas la. En effet, c’est dans l’université de Cornell aux Etats Unis qu’un procédé très…intriguant a été mis au point dans le cadre d’un projet d’étude

Cette idée, digne d’un film de science fiction, est aussi simple qu’intrusive. Votre smartphone utiliserait sa caméra frontale pour analyser vos traits du visage et en tirer diverses conclusions. En effet, à n’importe quelle échelle, notre visage en dit long sur notre santé, notre état physique ou même notre humeur, et c’est notamment à travers la dilatation de nos pupilles que l’on peut évaluer l’état de fatigue d’un être humain. C’est exactement ce que l’étude vise à mesurer : votre fatigue et votre attention, notamment au travail durant différentes périodes de la journée.

Sans forcément crier "Big brother is watching you", on peut aisément imaginer une utilité pour les entreprises pour surveiller ses employés. Puisque la consultation de smartphone est aujourd’hui devenue un réflexe automatique, cet outil pourrait prévenir votre patron si votre attention se relâche ou peut être même en poussant le vice plus loin : détecter votre fatigue et faire sonner votre téléphone pour vous réveiller vers la fin de votre journée…

On peut aussi imaginer des utilisations positives, notamment pour évaluer la fatigue des conducteurs et forcer le repos, notamment si intégrées aux voitures de plus en plus intelligentes. Même dans certains cadres professionnels, où la fatigue peut conduire à une faute grave comme dans la surveillance de nuit ou même la chirurgie de pointe, où l’outil pourrait pousser l’utilisateur à se reposer ou à se faire relayer. 

Cependant, les pessimistes ne manqueront pas de lister toutes les utilisations néfastes que ce type de procédé implique et c’est difficile de les blâmer, surtout avec les utilisations malveillantes (ou du moins malhonnêtes) de données personnelles de plus en plus répandues. 

Source : Digital trends