Antenne-relais Free Mobile : une association milite pour une mutualisation avec SFR, le maire lui répond et défend le projet

Antenne-relais Free Mobile : une association milite pour une mutualisation avec SFR, le maire lui répond et défend le projet

 

 
Direction la commune de Saint-Didier-au-Mont-d’Or dans la métropole de Lyon où une association voit ressurgir les démons du passé. Déjà fermement opposée à l’implantation d’un pylône de SFR en 2011, celle-ci voit rouge aujourd’hui avec l’arrivée prochaine d’une antenne Free Mobile dans une zone agricole et naturelle.
 
Contexte. L’opérateur de Xavier Niel doit implanter prochainement une nouvelle antenne-relais sur un terrain à proximité de l’actuel pylône de SFR. De quoi faire réagir l’association "Vivre Saint-Fortunat" dans les lignes du Progrès. Pour l’un de ses membres, c’est la consternation, pourquoi faire le choix d’une nouvelle installation alors que "la mutualisation des deux opérateurs doit être perçue comme une évidence", s’interroge t-il avant d’ajouter que «bien souvent les propriétaires vendent leur terrain agricole (le prix actuel est de 0,50 € le m²) à des opérateurs qui proposent une offre conséquente ou garantissent un loyer pendant dix ans. Notre position n’est pas d’engager une polémique mais de faire appliquer les lois afin de préserver notre patrimoine. »
 
De son côté, le maire défend le projet et assure dans le quotidien régional "avoir sollicité la totalité des acteurs qui ont tous donné un avis favorable". La mutualisation, l’élu l’a pourtant demandée mais cette alternative est très vite tombée à l’eau. Après analyse, la hauteur du mât était trop basse, il était dès lors impossible de respecter les règles de découplage entre opérateurs et d’apporter une bonne couverte, explique t-il en substance. 
 
Comme en 2011, l’association craint pour la préservation de son patrimoine et dénonce la pollution visuelle engendrée. Pourtant si le site d’implantation est situé dans une zone agricole et naturelle, la Préfecture du Rhône, interrogée par le service urbanisme, a confirmé que "les équipements publics ou d’intérêt collectif dès lors qu’ils ne compromettent pas la vocation agricole de la zone et sous réserve de leur insertion au paysage naturel ou bâti » sont autorisés en zone A", ce qui est visiblement le cas. De son côté, la protection des espaces naturels et agricoles périurbains (Penap) n’a pas remis en cause cette installation.
 
Par conséquent, il n’y a aucune raison de s’opposer au projet pour le maire. Une demande d’autorisation de travaux est actuellement en cours auprès de ses services.