Free Mobile : la grogne d’un collectif face à l’implantation d’une antenne, le maire s’estime dupé et cherche un coupable

Free Mobile : la grogne d’un collectif face à l’implantation d’une antenne, le maire s’estime dupé et cherche un coupable

Focus sur la commune de Bruay-la-Buissière dans le Pas-de-Calais où Free Mobile s’est vu autorisé à implanter prochainement une antenne-relais de 17 mètres de haut sur un terrain privé au grand dam des riverains qui ont créé un collectif afin de faire entendre leur voix. Réfractaire au projet de la première heure, le maire accuse indirectement la municipalité.

Abracadabrantesque ! Comme souvent, l’installation d’une antenne Free Mobile fait grincer des dents des riverains. Seulement cette fois, la confusion est totale. Comme le rapporte La Voix du Nord, les habitants d’un quartier résidentiel ont découvert en début de semaine un permis de travaux sur la grille d’un terrain privé situé à 10 mètres des habitations. A la vue de celui-ci, les résidents n’ont pas caché leur consternation en lançant dans la foulée une pétition : « Personne ne veut de ça ici. C’est scandaleux d’agir de cette manière. Mon frère a un défibrillateur et il a déjà eu des problèmes à cause de choses comme ça. Ça veut dire que je ne pourrais même plus l’inviter chez moi », s’insurge une voisine dans les lignes du quotidien régional. Pour un autre riverain, c’est une hérésie, la proximité d’un donjon rend normalement les règles d’urbanisme très strictes « On nous dit qu’on n’a pas le droit d’ajouter un Vélux ou de changer une couleur de peinture mais une tour de 17 mètres avec une antenne, ça, on peut ? ». D’autres contestataires s’inquiètent quant à eux de l’impact des ondes sur la santé et craignent une dévalorisation de leurs biens immobiliers.
Du côté du maire, c’est l’incompréhension totale. Celui-ci indique avoir découvert le panneau d’affichage en même temps que ses administrés et assure ne jamais avoir donné l’autorisation à l’opérateur. S’estimant dupé, Olivier Switaj renvoie la responsabilité sur la municipalité : « Si ce n’est pas moi qui ai approuvé cette implantation, c’est bien quelqu’un d’autre ! ». Le maire promet de trouver le ou les responsables et a dores et déjà ordonné l’annulation des travaux.