L’essor de l’OTT va t-il amener les opérateurs à proposer de nouveau des offres double play ?

L’essor de l’OTT va t-il amener les opérateurs à proposer de nouveau des offres double play ?

L’essor des services de télévision OTT (over-the-top comme Netflix et Molotov TV) qui permettent de consommer des contenus audiovisuels via Internet sans passer par les services TV classiques des opérateurs, pourrait amener les opérateurs à revoir la place qu’ils accordent aux offres “double play” (sans l’option télévision), selon une analyse des Echos.

L’usage n’est pas nouveau mais depuis la montée en puissance des services OTT, surtout chez les plus jeunes ou les technophiles, c’est désormais un choix assumé que de prendre un abonnement qui n’inclut qu’un accès à internet et la téléphonie fixe. RED by SFR proposait déjà une offre avec la télévision en option, Bouygues Telecom lui a emboîté le pas avec sa “Bbox Fit”.

De son côté Xavier Niel déclarait le mois dernier à propos de la future box "une nouvelle box doit apporter un nouvel usage, on ne regarde plus vraiment la télé, on veut inventer quelque chose dans la box qui vous donne envie de l’utiliser en allant au-delà de la télé. Si on n’invente pas un usage, ça ne sert à rien".

Sylvain Chevallier, spécialiste télécoms chez BearingPoint explique aux Echos “Le besoin n’est pas nouveau : ces offres s’adressent à des clients jeunes, technophiles et urbains, qui préfèrent payer plus cher pour avoir de la fibre et du très haut débit pour pouvoir télécharger des films, ou s’abonner librement à des offres OTT”.

Si certains consommateurs montrent un intérêt grandissant pour ce type d’offres, contrairement à celle “triple play” qui ont permis de maintenir un revenu moyen par abonné élevé, les offres “double play” le font baisser. Par ailleurs “En ne proposant que du ’double play’, on prend le risque de devenir un simple fournisseur de tuyaux et ce sont les OTT qui deviendront le point de contact privilégié des clients. C’est un jeu très dangereux” met en garde l’analyste. Chez Bryan Garnier on estime que les offres triple play sont très ancrées et ne sont pas prêtes à tirer leur révérence de si tôt.

 

source : Les Echos