Conflit entre TF1 et les opérateurs : “il y a un trou dans la raquette” pour la police des télécoms, une chaîne gratuite doit l’être

Conflit entre TF1 et les opérateurs :  “il y a un trou dans la raquette” pour la police des télécoms, une chaîne gratuite doit l’être

 
A l’heure ou les négociations font rage entre TF1, Free, Orange et Canal+ et que 18 millions d’abonnés pourraient dans le pire des cas être privés des chaînes gratuites de TF1, le président de l’Arcep a pris la parole ce matin sur Europe 1 regrettant que "les téléspectateurs soient pris en otage" avant de prendre de la hauteur. 
 
Rappelant que le régulateur est un arbitre du secteur des télécoms et que celui de l’audiovisuel est le CSA, Sébastien Soriano qui a « un devoir de réserve » sur ce sujet brûlant, estime de but en blanc qu’il faut faire appel au bon sens. «A partir du moment qu’une chaîne est gratuite, elle devrait être gratuite pour tous les français. TF1 a cet espèce de contrat avec l’Etat à travers ces fréquences qui lui sont données», lance t-il en guise de piqûre de rappel.
 
Partant de ce postulat, le président du régulateur estime que TF1 « ne peut pas jouer sur tous les tableaux, on ne peut pas quand cela vous arrange bénéficier de la régulation et quand ça ne vous arrange pas, rentrer dans un rapport de force. » Ce conflit lui rappelle d’ailleurs celui entre Carrefour et Camembert Président, c’est un « bras de fer commercial et je pense qu’il y a sans doute une faille réglementaire, il a peut être un trou dans la raquette. Aujourd’hui, la loi n’interdit pas cette rémunération de TF1 et c’est peut être ça qui manque. Il manque peut être un principe très simple qui dit qu’une chaîne gratuite doit être gratuite. » Pour autant, ce comportement de TF1, Sébastien Soriano le perçoit comme un « cri d’alarme » qui doit s’entendre, ce modèle ne rapportant pas assez de revenus à en croire la filiale de Bouygues, il est donc nécessaire aux yeux de l’Arcep « de prendre de la hauteur » et de porter la réflexion à un cas plus global sans rester dans le conflit. Car les chaînes de télévision perdent le contrôle, «elles ne vont plus avoir de rapport direct avec les téléspectateurs comme aujourd’hui, elles vont devoir passer par des intermédiaires ». Les premiers étant les opérateurs qui amènent les réseaux , donc Orange, Free et Canal+.