En attendant l’effectivité de l’accord sur la couverture mobile, Free, Bouygues, SFR et Orange inaugurent les sites déjà financés par les collectivités

En attendant l’effectivité de l’accord sur la couverture mobile, Free, Bouygues, SFR et Orange inaugurent les sites déjà financés par les collectivités

 
Ainsi qu’annoncé le mois dernier, un accord jugé historique a été signé afin de couvrir toute la France en haut débit mobile. Les opérateurs s’engagent à accélérer la couverture numérique du territoire, en contrepartie l’État s’engage avec l’ARCEP à renoncer à mettre aux enchères les fréquences mobile.
 
Ainsi, 5 000 nouvelles zones seront couvertes par opérateur dans ce nouveau dispositif qui traitera des zones blanches « bonne couverture », des sites stratégiques « territoires » et des zones grises. Ces zones seront identifiées par le Gouvernement selon une méthode de concertation étroite à construire avec les collectivités locales. Le financement des sites (pylônes, antennes) sera pris en charge par les opérateurs. Des quotas annuels ont été fixés- notamment 600 zones à couvrir par opérateur définies dès 2018, 700 zones en 2019, 800 zones en 2020, 2021 et 2022 et 600 zones les années suivantes.
 
Le déploiement de sites multi-opérateurs sur les Zones blanches – centres-bourgs continue en attendant
 
Mais avant que les concertations ne soient terminées et les zones identifiées, les sites mutualisés, dont le pylône a été financé par les collectivités dans le cadre du plan Zones blanches – centres-bourgs, continuent à être inaugurés par Free, Orange, SFR et Bouygues Télécom.
 
C’est ainsi qu’en début du mois de février les représentants des opérateurs de téléphonie mobile, Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR ont inauguré un site multi-opérateurs dans le cadre du programme de couverture des zones blanches à Villeneuve-du-Latou en Ariège (Occitanie) et donc la Fédération Français des télécoms vient de publier une vidéo.
 
 
Les pylônes non financés rentreront dans le nouvel "accord historique"
 
Si dans l’ancien accord de couverture des zones blanches ce sont les collectivités qui finançaient le pylône sur lequel les opérateurs installaient leurs antennes, dans le nouvel « accord historique » ce sont les opérateurs qui financent l’intégralité. 
 
Et sur ce point, l’accord est clair, "les opérateurs, au titre de 2018, reprendront l’ensemble des sites (« Zones blanches – centres-bourgs », sites stratégiques) bloqués pour cause d’absence de financement public". Autrement dit, les pylônes non encore financés basculeront sur le nouveau dispositif de l’accord, ceux déjà financés resteront des sites multi opérateurs, ainsi que définis dans le programme ZBCB précédent. 
 
Ancien accord Vs nouvel accord sur la couverture des zones blanche
 
L’ancien accord Zones blanches – centres-bourgs prévoyait uniquement la couverture de 3 856 communes. Au 31 décembre 2017, ce sont 3 298 communes du programme ZBCB (parmi lesquelles 1 260 communes de montagne) sur les 3 856 communes du programme qui bénéficient de l’internet mobile de manière mutualisée par les quatre opérateurs mobiles. Les opérateurs mobiles ont respecté, dans les délais impartis, leurs engagements de couverture dans le cadre du programme ZBCB.
 
Le nouvel accord est beaucoup plus ambitieux puisqu’il prévoit que toutes les zones habitées actuellement couvertes en 3G seront intégralement couvertes en 4G d’ici fin 2020 et les sites du programme « Zones blanches – centres-bourgs » passeront en 4G d’ici fin 2022 – avec un point de passage – 75% des sites – fin 2020. Cela représente une accélération de plus de cinq ans par rapport aux obligations existantes. Mais les axes de transport sont aussi concernés : les axes routiers prioritaires seront couverts en 4G d’ici fin 2020 et le réseau ferré régional à 90% d’ici fin 2025.