Un collectif reproche à Free d’installer en douce deux antennes sur un immeuble

Un collectif reproche à Free d’installer en douce deux antennes sur un immeuble

Une histoire sans fin.
 
Piqûre de rappel. Le 8 octobre dernier, une cinquantaine de riverains soutenue par le collectif du Clos et une élue ont pris le contrôle de la chaussée face à l’installation de deux antennes-relais Free mobile sur le toit d’un immeuble à Fontenay-sous-Bois en Ile-de-France. Résultat, la grue qui était censée mener à bien l’installation est repartie bredouille. Une première victoire pour les riverains pour qui les ondes mettent en danger les enfants. Anne Vienney, conseillère municipale EELV déléguée aux pollutions et membre de l’association des électrosensibles de France (Priartem) assurait alors que Free n’avait pas été autorisé à installer son équipement dans la ville. Déterminé, le collectif a également « intenté un recours contre Free » estimant que l’opérateur est dans l’illégalité car il n’a pas laissé le panneau de déclaration préalable deux mois d’affilée, un délai obligatoire.
 
Oui mais aujourd’hui le collectif du Clos est aux abois. Dans un communiqué dont Le Parisien a eu lecture, celui-ci constate amèrement que « malgré plus de 500 signatures pour la pétition […], le blocage de la rue du Clos pour empêcher la pose des deux antennes, les lettres de contestation envoyées au maire de Fontenay et à Free, […] le non-respect du PLU de la Mairie de Fontenay » ou encore « un entretien récent avec le député En Marche Guillaume Gouffier-Cha, Free persiste et signe, et vient de démarrer en douce il y a quelques jours l’installation ». Une réunion aura lieu demain dans le but de préparer une riposte. La mobilisation continue.
 
Pour rappel, la ville de Fontenay-sous-Bois a été assignée en référé par Free et a perdu. Depuis 2010, la municipalité aurait déboursé plus de 60 000 euros en frais d’avocats dans son combat "contre les ondes".
 
Source : Le Parisien