Vivendi : la joint venture entre Canal + et Telecom Italia remise en question

Vivendi : la joint venture entre Canal + et Telecom Italia remise en question

Le rapprochement entre Canal + et Telecom Italia revient à l’ordre du jour du conseil d’administration de l’opérateur historique italien mardi 5 décembre prochain. L’importance de la création de cette coentreprise aurait été minorée, la délibération du 20 septembre devrait être annulée et conduire à un nouveau vote.

Approuvée par la majorité des membres en septembre dernier, la joint venture se concentrera sur la production de films et séries et l’acquisition de droits audiovisuels mais aussi sportifs puisque les droits des saisons 2018/2021 du football italien seront bientôt mis aux enchères. Le projet approuvé prévoit une participation de 60% de TIM et 40% de Canal+. L’opération avait été traitée comme un accord “d’importance mineure”, ce que contestent les conseillers minoritaires ainsi que, de manière informelle, le gendarme italien de la bourse étant donné les financements en jeu et l’aspect stratégique déclaré de la coentreprise.

Les petits actionnaires souhaiteraient que les décisions prises par l’équipe dirigeante le soient "pour l’intérêt de tous les actionnaires, y compris ceux minoritaires et qu’on n’aboutisse pas à des décisions qui servent le seul intérêt d’un actionnaire quand bien même serait-il majoritaire" déclare l’association des petits actionnaires de Telecom Italia. 

Changer la typologie de l’accord, explique le Messaggero qui révèle l’information, va compliquer le nouveau vote puisque l’accord devra être validé par le conseil d’administration et l’assemblée plénière des actionnaires indépendants (les cinq nommés par Vivendi et les cinq nommés par Assogestione). Or il se trouve que parmi eux, un avait voté contre, un autre s’était abstenu et un dernier était absent. De quoi mettre des bâtons dans les roues au “pas important vers la stratégie de convergence médias/télécom” que représente ce rapprochement et au règlement du contentieux qui oppose le groupe de Vincent Bolloré à celui de la famille Berlusconi (les termes du contrat étaient particulièrement favorables au groupe de ce dernier). 

 
source : Il Messaggero