Les conseils de Xavier Niel pour réussir dans 5 secteurs en vogue

Les conseils de Xavier Niel pour réussir dans 5 secteurs en vogue

Investisseur hyperactif, Xavier Niel investit à tour de bras dans des start-up par le biais de son business angel Kima Ventures mais aussi via sa holding personnelle NJJ Capital. Si l’écosystème est en ébullition en France, des secteurs plus porteurs sortent leur épingle du jeu. Le patron de Free les connaît sur le bout des doigts et a accepté de prodiguer des conseils utiles dans l’hebdo Challenges afin de maximiser les chances de réussite de ceux qui se lancent dans l’aventure.

Actuellement, cinq secteurs sortent du lot. D’abord l’IA et le big data, un segment d’avenir mais qui se heurte parfois à des projets sans plus-value. Le conseil de Xavier Niel, « se concentrer sur les applications commerciales réelles » avec « une articulation très forte autour du produit ». Suit le logiciel en tant que service (SaaS), le domaine dans lequel Kima Ventures investit le plus (202 start-ups). Depuis deux ans les montants mis sur la table par les fonds ont d’ailleurs doublé. Le fondateur d’Iliad préconise de « trouver les start-up qui ont un positionnement unique et très focus » et d’avoir « une équipe ambitieuse, carrossée pour devenir leader de sa catégorie. » La foodtech est également un secteur dans lequel il est conseillé d’investir, l’offre est importante mais il est encore possible de faire ses preuves. Pour Xavier Niel, l’essentiel est de bien «maîtriser l’opérationnel sur l’ensemble de la chaîné » et de « se concentrer dans l’étude du business plan sur la marge contributive, qui doit être durablement profitable ». S’agissant de l’E-commerce, un segment qui arrive à maturité où le montant moyen des levées de fonds ne cesse de baisser, le tycoon des télécoms conseille de « trouver des marques fortes et verticales, et les belles marges » tout en se focalisant « sur le coût d’acquisition du client, le business plan doit être irréprochable sur ce point. » Enfin, direction la Fintech où tout est possible même si côté innovation, les banques incubent de plus en plus elles-mêmes. Pour se démarquer, l’idéal serait de « miser sur des fonctions innovantes qui sont mal prises en compte par les acteurs installés » et de « bien vérifier que les technologies sont en rupture avec les systèmes actuels », prodigue la dixième fortune de France.

L’intégralité du dossier intitulé "Faire fortune dans les start-up" est à retrouver dans le magazine Challenges cette semaine.