Vivendi et SFR dans le viseur du gendarme de la gouvernance

Vivendi et SFR dans le viseur du gendarme de la gouvernance

 

Le Haut Comité de gouvernement d’entreprise en charge de rendre des avis au sujet de l’application du règlement de bonne conduite établi par le patronat, a publié jeudi son rapport annuel. Si ce dernier note une amélioration incontestable des pratiques cette année, il épingle en revanche certaines entreprises comme Vivendi et SFR.

Depuis 2013, le gendarme de la gouvernance tend à vérifier l’application du « code Afep-Medef » sur les bonnes pratiques des sociétés. Pour la première fois cette année , l’HCGE a envoyé une trentaine de courriers pour signifier aux entreprises visées leur écart de conduite. Parmi elles, Vivendi. Son PDG Vincent Bolloré est accusé « d’outrepasser ses fonctions de président du conseil de surveillance, en intervenant dans la gestion opérationnelle du groupe – ce que le code Afep-Medef n’autorise qu’à condition que ce mode de fonctionnement soit explicitement motivé », rapporte l’AFP. Après discussion, le groupe s’est engagé « à définir ces fonctions et à améliorer sa communication » à ce sujet. Une promesse non tenue pour le moment. Autre groupe visé, SFR qui a semble-t-il tourné le dos aux recommandations du Haut Conseil concernant les plans de succession et le manque de transparence eu égard à des conflits d’intérêts chez des membres de son conseil d’administration. 

A noter qu’une entreprise qui ne suit pas une recommandation du Haut Comité, se devra d’en faire état dans son rapport annuel (public) et de préciser les raisons pour lesquelles elle a décidé de l’ignorer. Un mode de sanction anglo-saxon.

 

Source : AFP