Quand “Robin des toits” fait obstacle à l’installation d’antennes relais Free Mobile

Quand “Robin des toits” fait obstacle à l’installation d’antennes relais Free Mobile

Bien difficile de poser des antennes dans la capitale pour Free Mobile, surtout quand de nombreux collectifs anti-ondes rodent dans les coins.

Le 5 août dernier déjà et ce n’est plus une première, à la suite d’un appel du collectif Pas d’Onde, puis d’une mobilisation de riverains soutenue par l’association Robin des toits, Free n’a visiblement pas réussi à camper son antenne sur le toit d’un immeuble à Championnet dans le XVIII ème arrondissement. L’installation avait pourtant été validée par la Commission de concertation de la téléphonie mobile (CCTM) mais refusée dans un premier temps par la mairie. La crainte des habitants, des conséquences négatives sur leur santé, comme le « cancer » et « Alzheimer », c’est d’ailleurs ce qu’ils ont inscrit sur deux banderoles il y a quelques semaines afin de sensibiliser sur la dangerosité de l’implantation d’antenne dans Paris.

 

 

Bis repetita hier toujours dans le même arrondissement, à Château-Rouge, une trentaine de riverains a fait barrage une nouvelle fois face à l’installation d’une antenne-relais Free Mobile sur un toit d’immeuble. Mobilisé, le collectif Pas d’Onde, soutenu une fois n’est pas coutume par Robin des toits, a tenté de faire entendre ses revendications comme une mutualisation des opérateurs mobiles "pour réduire les émissions des radiofréquences", comme le rapporte le Parisien. Ou encore un abaissement du seuil d’exposition de la population à 0,6 volts par mètre. Furieux, les riverains ont finalement perdu le combat, les travaux de grutage ont été menés à bien et l’antenne finalement installée. Une habitante ne cache d’ailleurs pas ses craintes et sa consternation dans les lignes du quotidien : « J’ai prévu d’avoir un enfant, mais hors de question que je l’accueille alors que je vis à moins de dix mètres d’une antenne qui émet des ondes de 10 volts par mètre, la législation étant de 5 Volts par mètre ! »

 

Paris, la capitale la plus protectrice en Europe

 

Pourtant les quatre opérateurs semblent toujours ouverts à la concertation en ce qui concerne l’implantation des antennes mobiles dans la capitale et la régulation qui en découle. Arrivée à échéance en décembre dernier, la charte de 2012 de la téléphonie mobile avait notamment permis à Free de déployer son réseau plus massivement dans la capitale tout en faisant attention à ne pas dépasser le niveau de champs maximum autorisé de 7Volts/mètre selon la présence ou non de la 4G dans les lieux fermés (appartement, bureaux). Une nouvelle charte est entrée en vigueur début avril suite à un accord avec les opérateurs, elle permet une réduction de 30% du plafond d’expositions des parisiens à l’intérieur des immeubles avec un nouvel encadrement qui abaisse désormais le seuil d’intensité d’exposition à 5 V/m. « C’est la référence qui permet d’atteindre un équilibre par rapport aux besoins technologiques et pour réduire la réalité d’exposition des Parisiens", avait déclaré l’adjoint à la mairie Julien Barenton. Aujourd’hui, la capitale est devenue meilleur élève européen en la matière, devant Bruxelles (6V/m). Les ondes feront toujours débat.