La 4G : un succès commercial, mais un véritable gouffre énergétique

La 4G : un succès commercial, mais un véritable gouffre énergétique
Avec les technologies 3G et 4G l’usage du très haut débit mobile s’est démocratisé et généralisé, la course à celui qui proposera le plus de volume de data dans ses forfaits répondant à augmentation massive de la consommation de données mobiles, n’a fait qu’accentuer ce phénomène. Reste qu’en terme de développement durable et de consommation d’énergie le cloud computing est souvent montré du doigt alors que la réalité est un petit peu différente.
 
Le développement du cloud computing qui permet de stocker ses données sur des serveurs situés dans dans des data centers et d’y accéder est souvent pointé du doigt en terme de dépense énergétique. En cause, l’électricité nécessaire aux serveurs et aux systèmes de refroidissement. Science & Avenir apporte quelques précisions sur le sujet reprenant des études scientifiques américaines publiées à l’origine en France par greenit.fr.
 
Lorsqu’on intègre au calcul de la dépense d’énergie, celle nécessaire au transport final des données mobiles vers le terminal des chercheurs de l’université de Columbia ont constaté qu’à bande passante identique l’utilisation de la 3G dépense 15 fois plus d’énergie qu’une connexion en Wifi, quant à la 4G, elle consomme elle 23 fois plus d’énergie qu’une connexion wifi. 
 
Ce n’est donc pas le stockage des données dans les data centers qui consomme le plus d’énergie mais leur acheminement du client à la ferme de données et inversement et les technologies sans fil sont les plus énergivores. 
Science & Avenir fait le parallèle avec le problème du “dernier kilomètre” en logistique appliqué aux télécommunications. La rentabilité dépend sur le dernier kilomètre d’un niveau suffisant de massification des flux, or le cloud démultiplie les flux ascendant comme descendant ce qui explique cette explosion de la dépense en énergie pour acheminer les données sur le dernier segment jusqu’à l’utilisateur. Un chercheur australien a d’ailleurs conclu que 90% de l’énergie consommée par le cloud l’était par les réseaux sans fils.