Free et Neuf-Cegetel : un mariage de raison

Le journal La Tribune publie aujourd’hui une analyse démontrant les avantages d’une fusion de Free avec Neuf-Cegetel. Il s’agit pour le moment d’un scénario d’économie fiction, mais qui sait ce que l’avenir nous réserve…

C’est le dossier qui trotte aujourd’hui dans toutes les têtes des professionnels des télécoms et des banquiers d’affaires en charge du secteur : marier Neuf Cegetel et Iliad. Impensable il y a encore quelques mois, tant les deux fournisseurs d’accès à Internet se livraient une bataille féroce pour décrocher de nouveaux abonnés, le rapprochement des numéros deux et trois du marché français tient aujourd’hui du bon sens économique. Les analystes de Morgan Stanley ont déjà fait le calcul. Une fusion entre Neuf Cegetel et Iliad créerait 3,5 milliards d’euros de valeur, soit 35 % de la capitalisation boursière actuelle des deux sociétés réunies.

Plusieurs raisons poussent à la création d’un groupe pesant près de 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Première d’entre elles, sûrement la plus importante, la puissance financière. Depuis quelques mois, les deux opérateurs ainsi que France Télécom se sont lancés dans une course à la fibre optique. L’objectif est de connecter le plus grand nombre de foyers à ce réseau de très haut débit afin de leur vendre davantage de services (télévision haute définition, vidéos à la demande…).

Mais, indépendamment du fait d’être fastidieuse, l’installation de la fibre optique est très onéreuse. En choisissant de joindre leurs efforts plutôt que d’installer chacun de leur côté leur réseau, parfois au même endroit, Neuf Cegetel et Iliad auraient la capacité de suivre le rythme de France Télécom. En effet, disposant d’une taille plus importante, le premier opérateur français peut investir à lui seul le double que tous les groupes de télécoms alternatifs au cours des cinq prochaines années (voir graphique).

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