Un téléphone mobile sur cinq vendu sur la planète est contrefait

Un téléphone mobile sur cinq vendu sur la planète est contrefait

Smartphones et accessoires TIC deviennent des cibles lucratives pour les contrefacteurs, l’en atteste une nouvelle étude de l’OCDE.

D’après l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques, « un téléphone mobile sur cinq et une console de jeux vidéo sur quatre qui traversent les frontières sont des faux, alors que le commerce des contrefaçons prend de l’ampleur dans le domaine des équipements informatiques et de communication au détriment des consommateurs, des fabricants et des finances publiques. »
 
A titre d’exemple, Lei Jun, patron de Xiaomi s’était alarmé en 2015 que les contrefacteurs prenaient une grosse part des revenus du fabricant, en particulier pour un accessoire spécifique : sa batterie Xiaomi Power Bank. "S’il n’y avait pas de contrefaçons, nos ventes seraient doubles ou triples. Le produit a été reconnu par tous », avait-il constaté amèrement.
 
L’OCDE constate en effet selon une analyse des données douanières que « le fléau de la contrefaçon touche de plus en plus les batteries des smartphones, les chargeurs, les cartes-mémoires, les cartes à bande magnétique, les disques statiques et les lecteurs audio ». En moyenne 6,5% des équipements électroniques et informatiques vendus dans le monde sont des produits de contrefaçon. Ce qui est nettement plus que la moyenne globale de 2.5%, tous secteurs confondus.
 
 
 
Les risques 
 
Dans le cas des téléphones, « une contrefaçon risque de contenir une plus grande quantité de substances dangereuses (par exemple, le plomb et le cadmium) que le modèle imité, tandis qu’un chargeur de contrefaçon peut provoquer des incendies et chocs électriques », rappelle l’étude.
 
A noter que la Chine est la première source de faux dans le domaine des TIC, tandis que « c’est aux États-Unis que les fabricants pâtissent le plus du manque à gagner et du phénomène de dépréciation des marques. »