Enquête : Qui sont les non-internautes en France ?

Enquête : Qui sont les non-internautes en France ?

Alors que 87,7% des français surfent sur internet d’après Médiamétrie, l’enquête nationale "Capacity" financée par l’Agence du numérique se penche, elle, sur les non-internautes et plus largement sur les usages du numériques des Français.

N’en déplaise à la technologie, une frange de la population française n’a que faire du World Wide Web et lui tourne le dos sans regret. C’est cette facette que tend à analyser l’enquête Capacity qui révèle que 16% des français n’utilisent pas internet et que la population de non-internautes se compose essentiellement de personnes relativement âgées, le plus souvent retraités. En effet 62% des réfractaires à l’usage du Net ont plus de 65 ans et 37% ont entre 50 et 64 ans. A l’âge vient s’ajouter le niveau d’étude, la moitié des non-internautes disposeraient d’un niveau d’étude élémentaire ou collège. Néanmoins, cette analyse est à prendre avec des pincettes puisque « cette surreprésentation des non diplômés parmi les non-internautes doit être relativisée par la structure-même de cette sous-population, dans laquelle sont surreprésentées les générations les plus âgées, dans l’ensemble moins diplômées que les générations ayant bénéficié de la massification de l’accès aux diplômes », ajoute l’enquête.

La principale raison mise avant et expliquant ce refus de surfer sur internet : l’absence d’intérêt (plus de 60%), la deuxième concerne le manque de compétences, 21% déclarant« ne pas savoir utiliser Internet » comme motif principal de non-usage.

 

Les abandonnistes

Parmi ceux qui sont passés à travers les mailles du filet du Net, 14% ont déjà utilisé internet dans le passé avant de jeter l’éponge. « Pour ces abandonnistes , l’absence d’intérêt et le manque de compétences sont également les motifs principalement cités pour expliquer cet abandon, mais un peu moins souvent que pour ceux qui n’ont jamais utilisé Internet, et d’autres raisons sont plus souvent mises en avant : le coût et la peur du manque de confidentialité des données sur Internet. » L’enquête tempère toutefois que les effectifs sont cependant trop peu nombreux parmi les abandonnistes pour donner lieu à une généralisation. Comprendre et cibler les motifs d’abandon mériterait une étude à part entière.

En ce qui concerne en revanche la proportion d’internautes, l’enquête a dressé un tableau différenciatif en fonction du sexe, de l’âge, du niveau d’étude, du niveau de revenu, et de la catégorie socioprofessionnelle. En ressort notamment que les 15-34 ans sont tous des internautes et que les revenus élevés ont davantage accès à Internet. 

 

Le questionnaire a été posé à un échantillon de 2000 personnes, représentatif de la population française de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas par sexe, âge, catégorie socio-professionnelle, région et taille d’agglomération. La participation de l’Agence du numérique au financement de cette enquête a permis de privilégier une collecte des données en face-à-face plutôt que par téléphone comme prévu initialement.