La 4G illimitée de Free, un vrai poison pour les offres haut de gamme de la concurrence ?

La 4G illimitée de Free, un vrai poison pour les offres haut de gamme de la concurrence ?

Alors que Free a lancé ce matin le premier forfait 4G illimitée en France, les réactions pullulent.

Une révolution pour certains qui rêvaient de « ne plus compter ce qu’ils consomment » comme le rappelle Maxime Lombardini et un impact minime pour d’autres qui avancent la thèse que les utilisateurs n’utilisent qu’en moyenne 4.9 Go par mois ou encore que la couverture 4G de Free n’est pas suffisante dans l’hexagone pour jouir pleinement de cette offre. Pourtant d’après certains analystes comme par exemple Stéphane Beyazian de chez Raymond James et interrogé par Les Echos, « c’est clairement une mauvaise nouvelle pour les concurrents de Free et leurs marques premium ». 

Comparativement et à titre d’exemple, le forfait JET Premier d’Orange à 119,99 euros/mois comprend 40 Go de data en France et en Europe, (Suisse et Andorre inclus + DOM, Canada/USA) alors que le forfait Mobile Free à 19.99 euros inclut désormais le roaming illimité depuis plus de 35 destinations (sans la Suisse) avec un godet de data de 5 Go/mois et depuis ce matin, permet de consommer jusqu’à 100 Go de data en 4G/3G et offre la 4G illimitée aux clients Freebox déjà abonnés ou désirant ce forfait. Une question se pose alors, est-ce que les forfaits premium destinés le plus souvent aux professionnels, vont-ils à terme survivre dans un marché concurrentiel dans lequel « il est important d’avoir la meilleure offre», comme le suggère le directeur général d’Iliad aux Echos.

Il se pourrait bien en tout cas que les clients premium des opérateurs mobiles optent à l’avenir davantage pour les forfaits low-cost surtout si ces derniers réduisent le fossé en terme d’offres et en cassant toujours plus les prix. Car ce qui se présage à présent c’est une riposte de RED by SFR, Sosh et B&You. A ce propos, Stéphane Beyazian constate enfin "qu’en dépit de plusieurs milliards d’euros d’investissement, la 4G ne sera probablement pas monétisée en France et la technologie à nouveau offerte au consommateur pour le même prix que la précédente. Pas sûr que tout cela incite à aller très vite vers la 5G.»