Internet très haut débit, une députée accuse le gouvernement de laisser mourir les campagnes

Internet très haut débit, une députée accuse le gouvernement de laisser mourir les campagnes

 

 

Selon La Tribune, la députée Les Républicains, Laure de La Raudière est montée au créneau à l’Assemblée Nationale, accusant l’exécutif de « laisser crever nos territoires ruraux » en terme de très haut débit.

 

Discriminations entre zones denses et peu denses, ou encore retards consternants en matière de couverture en THD , la députée a tapé du point sur la table dans l’hémicycle martelant que « seulement 30% des habitations des zones rurales ont accès au très haut débit, contre plus de 65% dans les grandes villes", ne cachant pas son incompréhension lorsqu’elle constate qu’en « 2012, notre pays était en avance sur ses partenaires européens" , avant de sombrer à la 26ème sur 28 récemment selon un classement de la commission européenne . A ses yeux, il n’est pas acceptable « qu’un collégien ou un lycéen habitant à la campagne », avec « les mêmes besoins d’accès à la formidable base de connaissance qu’est Internet » n’ait pas autant la possibilité qu’un jeune urbain d’accéder à la fibre.

Sur la même longueur d’ondes visiblement que le dernier rapport alarmiste de la Cour des Comptes sur le plan France Très Haut Débit estimant un hors-budget de 15 milliards d’euros dans ses objectifs de couverture totale à l’horizon 2022, Laure de La Raudière dénonce : "L’argent prévu pour le plan Très haut débit va manquer en 2017 pour financer l’ensemble des projets, et rien n’a été fait".

Une critique de trop pour Axelle Lemaire, la secrétaire d’État chargée du numérique qui en réponse à ces attaques ciblées, a renvoyé la faute sur la présidence de Nicolas Sarkozy, signifiant que « le plan du gouvernement précédent s’élevait à 900 millions d’euros » avant de rappeler que « le lancement du plan France très haut débit, qui vise à couvrir toutes les zones rurales de notre pays, ce sont 3,3 milliards d’euros que nous avons investi dans les campagnes de France". La conviction de cette dernière en paraît même inébranlable à ses dires, puisque que "100% de la population française et 100% des entreprises » seront couvertes « d’ici à 2022.»