L’Arcep lance une consultation publique pour l’octroi de nouvelles fréquences 4G et 5G

 

 

Les ressources en spectre hertzien se font de plus en plus rares. Afin de gérer leurs futures modalités d’attributions au mieux, la police des télécoms prend les devants.


L’Autorité de régulation des télécommunications électroniques et des postes va interroger pendant deux mois les acteurs sur les usages à venir dans plusieurs bandes de fréquences dont les bandes 2,6 GHz et 3,5 GHz. Objectif : « recenser les besoins, identifier les bandes de fréquences pertinentes pour chaque usage, et explorer les modalités d’attribution ». 

En clair, une partie de ces nouvelles fréquences, probablement attribuées en été 2017, auront pour effet direct l’avènement de l’internet des objets comme le rapporte les Echos, le développement accru des technologies LTE (Long Term Evolution) utilisées dans les réseaux mobiles 4G et à court terme l’apport du très haut débit dans les foyers dépourvus de fibre. Les réseaux mobiles professionnels dits « PMR », que de nombreuses entreprises déploient pour leurs besoins opérationnels, sont aussi le coeur de cible.

Pour rappel, la fréquence 2,6 GHz est déjà utilisée par les opérateurs mobiles mais de l’espace libre subsiste dans certaines bandes dont s’intéressent notamment les grandes entreprises publiques de transport et de distribution comme la SNCF et la RATP. 

S’agissant de la bande 3,5 GHz, elle devrait attiser l’attention des collectivités locales dans le déploiement de la 4G fixe dans les zones peu denses. 

La consultation publique prendra effet jusqu’au 6 mars prochain.