Le nouveau projet de réforme des télécoms de Bruxelles sécurise et accélère les investissements dans la fibre, et séduit Orange

Le nouveau projet de réforme des télécoms de Bruxelles sécurise et accélère les investissements dans la fibre, et séduit Orange

Les opérateurs télécoms font souvent pression sur Bruxelles. Depuis mercredi, ces opérateurs ont pu accueillir le nouveau projet de réforme des télécoms, comme le partage la Tribune. Au programme, la sécurisation et l’accélération des investissements dans la fibre via un assouplissement de la régulation.

En d’autres termes, un acteur dominant pourra accélérer ses déploiements sans risque d’être accusé par la concurrence de fausser le marché. 

Une joie pour Pierre Louette, directeur général adjoint d’Orange. "L’allègement de la régulation des réseaux fibre ouverts au co-investissement peut réellement changer la donne pour améliorer les déploiements de la fibre auprès des citoyens"

La Commission européenne fait du "très haut débit pour tous" une vraie priorité, mais il semble cependant que celle-ci n’est pas insensible au lobbying de certains opérateurs. En effet, Orange, Deutsche Telekom ou Telecom Italia reprochent régulièrement à la réglementation actuelle de leur ôter toute possibilité d’un retour sur investissement raisonnable.

"Ce serait quand même un comble que l’on vienne sanctionner ceux qui investissent"

Concernant Orange, l’opérateur est depuis quelques mois accusé par ses concurrents d’avoir bénéficié de sa position d’opérateur historique pour déployer de la fibre beaucoup plus vite qu’eux. Par conséquent, ses rivaux se tournent vers l’Arcep pour la régulation du marché. 

Une perspective qui fait réagir Stéphane Richard, PDG d’Orange : "Cela fait trois ans que le cadre réglementaire est en place. Personne n’a empêché les gens d’investir, au contraire. Ce serait quand même un comble que l’on vienne sanctionner ceux qui investissent et affecter le modèle économique sur lequel nous avons calculé la rentabilité de nos investissements.

Sur ce dernier critère, Orange ne peut que bien accueillir la nouvelle politique de l’Union Européenne.