SFR veut trouver un accord rapidement pour des départs volontaires dès juillet 2017

SFR veut trouver un accord rapidement pour des départs volontaires dès juillet 2017

À la fin de ces rendez-vous, la réduction d’un tiers des effectifs d’ici 2019 est toujours d’actualité, comme le rapporte Reuters. Ainsi, les premiers départs auraient lieu dès cette année, avec 1.000 suppressions concernant des employés travaillant dans les filiales. Ces derniers ne sont pas concernés par la promesse de Patrick Drahi, qui était de ne faire aucun plan social avant juin 2017. 

Cependant, selon les syndicats, 1.200 personnes ont déjà quitté le groupe ces deux dernières années, sans qu’elles soient remplacées. 

Suivront les plans de départs volontaires à partir de juillet 2017. Les 5.000 départs volontaires devraient être accompagnés "d’indemnités comptant 2.5 mois de salaire brut en moyenne par année d’ancienneté", a déclaré le délégué Unsa Abdelkader Choukrane. 

Alors que les résultats semestriels de SFR seront connus le 9 août, le délégué Unsa déclare : "A part réduire les coûts et être dans une logique financière pure, on a du mal à comprendre où il (Patrick Drahi) veut aller pour les clients, pour les salariés et pour l’emploi."

"Nous avons demandé à la ministre de mettre la pression sur la direction pour lâcher sur les points bloquants de la négociation parmi lesquels une définition du volontariat telle que nous la voyons et pas d’externalisation jusqu’en 2019", explique Fabrice Pradas, délégué Unsa chez SFR.

Dans le projet, SFR souhaite simplifier l’organisation de SFR, issu du rapprochement de plusieurs entreprises, en unifiant notamment les systèmes d’information et les fonctions support.

Et les concurrents de SFR ne sont pas mieux placés pour ce qui est de l’emploi. Bouygues Telecom a déjà exécuté deux plans de départs volontaires, soit 2.000 suppressions de postes, et Orange a pris la décision de ne pas remplacer une partie des départs à la retraite.