Selon Olivier Huart, président de TDF, il faut des réseaux standardisés pour réduire la fracture numérique

Selon Olivier Huart, président de TDF, il faut des réseaux standardisés pour réduire la fracture numérique

Nous avons tous déjà été confrontés à l’impossibilité de téléphoner ou d’envoyer un e-mail, car nous n’avions pas de réseau lors d’un séjour à la campagne. Une situation a mille lieues des grandes villes mais qui est pourtant le quotidien de milliers d’habitants. AInsi, le gouvernement a lancé un plan de mobilisation pour équiper en 2G et 3G 3300 zones prioritaires et 2200 communes qui ne disposent pas de la 3G.

On le sait, le rythme de déploiement des réseaux est pas nature lent. Pour Olivier Huart, président de TDF, la volonté politique ne suffira pas à régler cette question. L’enjeu est d’abord économique : il faut trouver une équation financière pour garantir la viabilité des investissements des opérateurs. D’une part, les besoins croissants des utilisateurs, de l’autre les coûts d’installation importants, qui pèsent sur la décision de couvrir ou non un territoire. C’est particulièrement le cas dans le mobile ou chaque nouvelle technologie coûte des centaines de millions d’euros, quand le revenu des opérateurs n’est pas extensible à l’infini.

Olivier Huart pense que la résolution de cette équation passe par la standardisation : il faut que les opérateurs puissent s’appuyer sur un réseau d’infrastructures standardisé pour offrir le numérique au plus grand nombre.

Cette vision des choses prévaut déjà dans le monde audiovisuel et de la radio : elle s’organise un peu pour le déploiement de la fibre. Par exemple, c’est grâce à une infrastructure dédiée qu’il est possible aujourd’hui d’offrir la TNT partout. Ce qui a fait ses preuves dans l’audiovisuel hertzien, peut fonctionnement dans le mobile.

Source : Les Echos