Free, Orange, SFR et Bouygues Télécom doivent-ils se méfier des géants du web ?

Free, Orange, SFR et Bouygues Télécom doivent-ils se méfier des géants du web ?
 
Les liens entre les grandes entreprises du net (Facebook, Google, Twitter…) et les opérateurs télécoms peuvent parfois sembler assez particuliers. Les premiers pouvant marcher sur les plates bandes des seconds ou inversement, la situation peut parfois devenir un véritable casse-tête pour les différents acteurs concernés.
 
Dans le cadre du Mobile World Congress, qui va bientôt se dérouler à Barcelone (22 février), Orange devrait annoncer la signature de partenariats avec Facebook, mais aussi avec Google sur la réalité virtuelle, les datas centers et l’accès à Internet dans les communes rurales :
 
« Nous sommes passés d’une sorte de méfiance à un mélange entre coopération et compétition » avoue Pierre Louette, directeur général délégué du groupe Orange, au magazine Challenges.
 
Pourtant, deux ans auparavant, Facebook avait annoncé mettre en place son projet Internet.org, qui prévoyait d’apporter du réseau dans les zones les plus reculées du monde grâce à des drones. Google a également un pied dans le monde des télécoms avec l’annonce l’année dernière de la création d’un opérateur virtuel aux Etats-Unis : Project Fi, qui propose des forfaits à 20 dollars par mois en utilisant les réseaux 4G de T-Mobile et Sprint.
 
Mais la lutte entre les géants du web et les opérateurs se fait également sur un autre front : le lien direct avec les abonnés. Étant donné que les premiers collectent des données des clients, ils ont réussi à s’approprier une partie de cette valeur ajoutée. Ce qui peut expliquer les stratégies défensives de certains opérateurs, comme Free, qui a refusé d’intégrer Netflix à la Freebox pour éviter un partage des recettes qui jouerait en sa défaveur :
« L’innovation est la force des géants du net, mais leurs services en ligne nécessitent de plus en plus de bandes passantes. Elle reste notre chasse gardée » explique un porte-parole de chez SFR.