L’enjeu des années à venir, c’est la « Freesation », pas l’Uberisation !

L’enjeu des années à venir, c’est la « Freesation », pas l’Uberisation !

Et si l’enjeu des années à venir, c’est la Freesation, pas l’Uberisation ! « Airbnb, Amazon, Uber… L’avenir est-il dans la dissolution des structures économiques traditionnelles ? ». Pour Guillaume Sarlat, polytechnicien et inspecteur des Finances, « le modèle à suivre est celui de Free, qui a su innover et tirer parti du meilleur des nouvelles technologies ».

Il est l’auteur d’En finir avec le libéralisme à la française qui vient de paraître aux éditions Albin Michel et publie une Tribune dans le Figaro, où il explique que Free reste à ce jour « la seule start-up française qui soit devenue un grand groupe, alors que tous les autres nouveaux grands groupes sont des spin-offs, c’est-à-dire des divisions d’entreprises existantes devenues indépendantes ».

Pour appuyer ses propos, le polytechnicien cite plusieurs exemples, dont « Nexans vient d’Alcatel, Arkema de Total, Aperam d’Arcelor-Mittal, Edenred d’Accor », etc. Il rappelle notamment que l’opérateur dispose d’une base très importante d’abonnés (plus de 17 millions de Freenautes entre le fixe et le mobile) et pèse près de 12 milliards d’euros en terme de capitalisation boursière.

Mais quel est le secret de Free ? L’innovation !

De la première Freebox aux bornes interactives d’abonnement de cartes SIM Free ! Innover, c’est dans l’ADN même de Free. Sa force s’appuie également sur « la personnalité de son fondateur [Xaviel Niel NDLR], à la communication de l’entreprise, très axée, depuis toujours, sur la technologie et la communauté geek, mais aussi dans la force de Free à exploiter les nouvelles technologies disponibles de manière précoce ». Une société, souvent en avance donc, qui est très attendue par exemple sur le lancement de la future Freebox. 

Pour Guillaume Sarlat, il est temps pour les grands groupes français de : « conduire leur Freesation, c’est-à-dire intégrer les technologies inventées ces dernières années dans leurs processus de production et leurs offres afin de proposer, comme Free, le meilleur rapport qualité/prix (…). Free dispose ainsi d’infrastructures très modernes, peu coûteuses, qui lui permettent d’être très agressif commercialement ».

Source : Le Figaro