De plus en plus de boutiques de télécom ferment partout en France

De plus en plus de boutiques de télécom ferment partout en France
 
 
Les boutiques de télécom sont dans le rouge. Un constat assez inquiétant après l’annonce de la fermeture d’Internity, l’enseigne du groupe marseillais AvenirTelecom. BFM Business explique que, lundi 4 janvier, le tribunal de commerce de Marseille a ouvert une procédure de redressement judiciaire à l’encontre de l’entreprise, assorti d’une période d’observation de six mois et désigné un administrateur judiciaire. 80 boutiques en tout devraient prochainement fermer dans tout l’hexagone.
 
Son chiffre d’affaires avait largement chuté depuis quelques années, passant de 256 millions d’euros en 2013/2014 à moins de 100 millions d’euros durant le premier semestre de l’année 2015/2016. Une situation critique pour l’entreprise qui comptait déjà 37,3 millions d’euros de dettes en septembre dernier.
 
Le cas d’Internity imite celui de The Phone House et Tel and Com, deux enseignes qui ont également fermé en 2014 et 2015. Pourquoi un tel mouvement de fermeture existe-t-il en France pour ces boutiques ? Principalement, car ce type d’enseigne vivent essentiellement de la vente d’abonnement. Ces entreprises récupèraient un pourcentage sur les abonnements vendus dans leur boutique. Mais avec la guerre des prix entre les opérateurs, ces derniers ont commencé à romprent leurs contrats avec les boutiques indépendantes afin d’être plus compétitif, ce qui explique leurs fermetures successives.
 
Les enseignes de télécoms vendent également des portables nus, mais la concurrence est très difficile sur ce marché déjà occupé par les boutiques spécialisées (FNAC, Darty…) et Internet.