Le PDG de la chaîne Numéro 23 se dit victime d’un « acharnement » suite à la décision du CSA

Le PDG de la chaîne Numéro 23 se dit victime d’un « acharnement » suite à la décision du CSA
 
 
Dans un entretien donné au journal Le Figaro, Pascal Houzelot, le président-directeur général de Numéro 23, a souhaité s’exprimer suite à la récente décision du CSA de suspendre la diffusion de sa chaîne.
 
Il y évoque un « acharnement » du Conseil à son égard et estime faire « l’objet d’un traitement inéquitable et partial » de la part du gendarme de l’audiovisuel : « J’ai l’impression d’un jeu de dupes. Le CSA avait approuvé des opérations de revente des groupes AB, Lagardère et Bolloré. […] Il est plus facile de taper sur un petit indépendant que sur un gros industriel ».
 
Quant aux accusations du CSA concernant la revente de la chaîne, Pascal Houzelot les balaient d’un revers de main : « Je n’ai jamais eu l’intention de revendre la chaîne au départ ! […] Il y a eu une grande émotion, et je la comprends, car les gens s’imaginaient que j’allais faire une énorme plus-value tout de suite. Ce message erroné, j’ai commis l’erreur de ne pas l’avoir suffisamment combattu. »
 
Le PDG de la chaîne maintient également sa décision de déposer un recours contentieux devant le Conseil d’État : « […] J’estime qu’il n’y a aucun fondement juridique à la sanction infligée par le CSA, comme l’a souligné deux fois le rapporteur indépendant du Conseil d’État. » Il se dit d’ailleurs prêt à discuter avec le gendarme de l’audiovisuel afin d’éviter le dépôt de ce recours : « Je suis disponible 7 jours sur 7 pour parler avec le CSA et trouver un accord, ce qui nous permettra de retirer notre recours devant le Conseil d’État. Il n’y a aucun tabou.»