Xavier Niel est-il allié à Vincent Bolloré pour racheter Télécom Italia ?

Xavier Niel est-il allié à Vincent Bolloré pour racheter Télécom Italia ?

Jeudi, Reuters annonçait que Xavier Niel était entré au capital de Télécom Italia à hauteur de 11%, ce qui représente 1,7 milliard au cours actuel de l’action. Un opérateur qu’il connait bien puisque Free a racheté les activités françaises de Telecom Italia (marque Alice) en 2008 pour 775 millions d’euros. Télécom Italia est surtout une proie de choix dans le Télécom puisqu’il s’agit de l’ancien opérateur historique d’Italie qui a hérité du réseau fixe, et est le N°1 du mobile dans le pays. Le groupe possède également TIM, le deuxième opérateur brésilien, qui dispose de 74,6 millions de client. Selon un bon connaisseur du dossier, cité par Les Echos « Telecom Italia, c’est une belle endormie, un coup fantastique le jour où il y a une consolidation en Italie ». « Je vois plus un dessein financier qu’industriel de la part de Xavier Niel »
 
Mais quel est l’objectif de Xavier Niel avec Télécom Italia ? 
 
Télécom Italia est une grosse proie puisqu’il est valorisé à prés de 18 milliards d’euros. Et contrairement à T-Mobile USA, pour lequel le prix de rachat était sensiblement le même, ce n’est pas Free/Iliad qui pourrait se porter acquéreur mais Xavier Niel directement, au travers de son holding personnel. 
 
Surtout, le fondateur de Free n’est pas seul sur le coup puisque Vivendi et son PDG Vincent Bolloré, lorgnent déjà sur l’opérateur italien et disposent déjà de 20% du capital. Vivendi et Xavier Niel ont-ils agit de concert afin d’être associés dans le rachat de Telecom Italia ? C’est ce que va vérifier la Consob, le gendarme de la bourse italienne. Du coté de Vivendi, on assure ne pas être au courant. Une source proche de Vivendi a assuré aux Echos « On ne lui a rien demandé, on n’était pas au courant, Mais la présence de Xavier Niel ne nous dérange pas. Ceci dit, cela ne nous étonne pas, on était surpris d’être les seuls à s’y intéresser… », assure une source proche de Vivendi. Toujours dans Les Echos, un bon connaisseur du marché des Télécom estime : « Je vois plus un dessein financier qu’industriel de la part de Xavier Niel ».
 
Si pour le moment certaines questions restent en suspend, les grandes manœuvres dans les télécoms sont encore en cours et les prochaines semaines devraient être animées.