Le modèle “high cost et low price” de Xavier Niel Vs le modèle “high price et low cost” de Patrick Drahi

Le modèle “high cost et low price” de Xavier Niel Vs le modèle “high price et low cost” de Patrick Drahi

 
 
Dans une chronique publiée sur lhemicycle.com, Olivier Passet, directeur des synthèses chez Xerfi (institut d’études spécialisé dans les analyses sectorielles en France) propose un comparatif du capitalisme tel qu’il est pratiqué par Xavier Niel d’un coté et Patrick Drahi de l’autre. 
 
Selon cette analyse, « Xavier Niel est le visage de cette nouvelle économie qui déboule et dynamite du jour au lendemain un secteur sur lequel de grands oligopoles se partageaient une rente confortable, se livrant à une guerre des temps anciens, aux codes bien établis » Et d’expliquer que c’est le type d’entrepreneur qui sait « exploiter les ressorts d’une économie de l’Internet, débarrassée des contraintes de stockage et de livraison, où plus on gagne en taille et plus le coût marginal se rapproche de zéro. Les coûts sont essentiellement positionnés en amont. Mais ils sont fixes. » Le modèle économique prôné par Xavier Niel « n’est pas low cost, mais high cost et low price ». « Il ne lésine pas sur la dépense, y compris dans des investissements d’intérêt commun, à l’instar de son école 42 ou de l’incubateur géant 1 000 start-ups de la Halle Freyssinet »
 
En face, Patrick Drahi fait preuve d’une insolente réussite, et a réussi à bâtir un empire des télécoms en quelques années seulement. Mais son « capitalisme » n’est pas le même que celui de Xavier Niel selon Olivier Passet. « Sa stratégie a pour premier ressort, une fuite en avant dans les fusions-acquisitions pour consolider, concentrer le secteur et renforcer la domination de marché d’Altice » explique-t-il. « Encore faut-il que la rentabilité soit rapidement au rendez-vous. D’où une politique féroce de chasse aux coûts. D’où aussi, une multitude de déclarations destinées à renforcer sa crédibilité de cost killer sans scrupule : « Je n’aime pas verser des salaires. Je paie aussi peu que possible ». […] Aux antipodes de Xavier Niel, il revendique un modèle high price et low cost. »
 
Vous pouvez retrouver l’intégralité de cette chronique sur lhemicycle.com