Bande 700MHz : L’Etat et l’ARCEP réfléchissent à « un scénario qui puisse garantir à Free d’obtenir des fréquences »

Bande 700MHz :  L’Etat et l’ARCEP réfléchissent à « un scénario qui puisse garantir à Free d’obtenir des fréquences »

Selon Les Echos, l’ARCEP et le gouvernement, « qui définissent ensemble la procédure de l’appel d’offres, réfléchissent bel et bien à échafauder un scénario qui puisse garantir à Free d’obtenir des fréquences ».

Et de préciser que ces enchères pourraient être réalisées avec plusieurs tours : « l’une des hypothèses les plus fréquemment évoquées consisterait à proposer, lors d’un premier tour, quatre lots de 5 MHz à un prix fixé, pour que chacun des quatre puisse s’assurer d’avoir des mégahertz. Sachant qu’il y a au total 30 MHz à vendre, on peut ensuite imaginer un deuxième tour au cours duquel seraient proposés les 10 MHz restants, cette fois-ci au plus offrant. Il pourrait alors y avoir plusieurs tours d’enchères pour déterminer le ou les gagnants ».

« Quatre lots de 5 MHz à un prix fixé », puis quartier libre ?

L’objectif maintenir la "paix" entre les opérateurs qui se battent pour obtenir de nouvelles fréquences dans un contexte de forte augmentation du trafic de l’internet mobile. Certains leviers permettent d’accélérer la modernisation des réseaux mobiles en particulier la mise à disposition de nouvelles fréquences, et notamment celles de la bande 700 MHz. Celle-ci permettrait d’améliorer la couverture et la qualité des services 4G sur certains territoires.

Deux visions s’affrontent. D’un côté, Free Mobile estime indispensable que la procédure lui garantisse des fréquences en bande 700 MHz. De l’autre, Orange, Numericable-SFR et Bouygues Telecom estiment qu’une telle garantie ne serait pas légitime dans la mesure où, selon ces opérateurs, Free Mobile a eu l’occasion d’obtenir des fréquences dans la bande 800 MHz. Ayant fait l’impasse sur cette dernière, Free manque cruellement de fréquences en or qui lui permettrait d’augmenter sensiblement la portée de sa couverture 4G. Elles permettraient également au Trublion de disposer de 2 bandes de fréquences en 4G, afin de pouvoir rattraper son retard sur le dossier de la 4G+. La bande 700 MHz, utilisée actuellement pour la TNT en France, est aussi une des bases de l’utilisation des fréquences pour la 5G.

Les « telcos » seront de toute façon bientôt fixés précise Les Echos. Ils sont invités à rendre leurs avis sur l’appel à candidatures le 26 juin, via la commission consultative des communications électroniques. « Cet avis s’ajoutera à celui de la Commission des participations et des transferts, toujours consultée lorsqu’il s’agit de céder des actifs appartenant à l’Etat, c’est le cas des fréquences et qui aide à fixer un prix de réserve. Le document officiel de l’appel d’offres sera publié par le gouvernement courant juillet, pour un lancement effectif de la procédure à la fin du mois ». 

La question de l’équilibre des patrimoines spectraux entre les 4 opérateurs de réseaux mobiles qui opèrent actuellement en métropole est un enjeu majeur. Free Mobile dispose de moins de fréquences que ses concurrents, et moins de fréquences basses. Pourtant, ces dernières sont très importantes pour fournir un service de qualité sur tout le territoire, que ce soit en zones peu denses, en zones denses ou encore à l’intérieur des bâtiments. Les autres opérateurs déjà bien lotis en fréquences, n’en manifestent pas nécessairement le besoin immédiat, ces derniers disposant déjà de 2 voire 3 bandes de fréquences 4G achetées à prix d’or.

Merci à Wolsey