Télécoms européens : Iliad le chouchou des analystes, Bouygues Télécom l’un des mal-aimés

Télécoms européens : Iliad le chouchou des analystes, Bouygues Télécom l’un des mal-aimés

Le secteur des télécoms en Europe est toujours en pleine mutation, repositionnement stratégique, fusion, rachat, consolidation, les analystes financiers sont également très actifs à élaborer des scénarios pour tenter d’anticiper le marché. Alors que ce dernier a anticipé récemment sur une stabilisation de la concurrence dans les grands marchés européens, pour Nomura, "le redressement du secteur se produit à un rythme beaucoup trop lent pour justifier les performances de ces derniers mois."

En effet, les notes pondues par les analystes et différents courtiers ont conduit le secteur des télécoms à grimper en bourse de plus de 40 %, bien au-delà de la croissance réelle du secteur.

Pourtant, si l’ensemble du secteur est en croissance, les analystes ont leurs "chouchous" et leurs "bonnets d’âne".

A ce titre, c’est Iliad qui recueille la majorité des suffrages avec 72.7 % de recommandations positives. La maison-mère de Free et Free Mobile suscite l’engouement du marché. Avec une capitalisation de seulement 12,7 milliards d’euros (contre 74.1 milliards d’€ pour Deutsche Telekom), la croissance moyenne du résultat opérationnel est pourtant encore attendue à plus de 10 % pour les exercices 2015 à 2017.

Parmi les opérateurs européens préférés des analystes on retrouve également Telenet en passe de s’offrir l’opérateur Base en Belgique. Deutsche Telekom et Télécom Italia font également bonne figure, deux opérateurs historiques des différents marchés Européens. Ces trois opérateurs sont légèrement au dessus de 50 % de recommandations positives.

En bas de tableau, on retrouve les mal aimés des analystes. On y retrouve les deux grands perdants de la consolidation en cours en Belgique, Belgacom et Mobistar, mais également la maison-mère du français Bouygues Télécom. Si Bouygues est plombé par ses activités télécoms, la morosité du secteur construction n’arrange rien. Le groupe français n’obtient que 22% de recommandation positives.

Enfin, dans le peloton on retrouve les deux autres opérateurs français. Numéricable-SFR et Orange obtiennent respectivement 47.6% et 48.1% de recommandations positives. Pour Numericable si son titre a plus que doublé depuis son introduction en bourse, les analystes sont désormais plus prudents, estimant que le groupe doit désormais apporter la preuve qu’il sera en mesure de relever le défi d’apporter les synergies promises lors de la fusion avec SFR.

Source  : L’Echo