Loi sur le renseignement : la Ligue des Droits de l’Homme appelle à la manifestation ce midi

Loi sur le renseignement : la Ligue des Droits de l’Homme appelle à la manifestation ce midi

Alors que débute ce lundi les débats sur le projet de loi relatif au renseignement, 360 amendements ont été déposés par des députés visant à corriger ou tout simplement rendre inefficace ce projet de loi jugé dangereux.

La Ligue des Droits de l’Homme appelle à la mobilisation contre ce projet qui ouvre à la surveillance de masse en installant des "boîtes noires" chez les opérateurs télécoms. Elle invite donc chacun de ses concitoyens à écrire au député de leur circonscription.
 
Pour la LDH, les prétextes autorisant une surveillance au motif de "prévention des violences collectives" ou d’atteinte aux "intérêts économiques ou industriels de la France" conduit le projet de loi à être une menace pour les libertés politiques et les mobilisations à venir, notamment les mouvements sociaux et politiques et les mobilisations dénonçant des pratiques industrielles néfastes.
 
Pour Patrick Baudouin, avocat et président d’honneur de la FIDH, "A l’heure où le Parlement français étudie le projet de loi sur le renseignement visant à légaliser des pratiques jusque là totalement illégales qui auraient au contraire mérité d’être sanctionnées, nous considérons qu’il est urgent que la justice française puisse s’emparer de ces atteintes graves aux libertés individuelles."
 
Son homologue Michel Tubiana, avocat et président d’honneur de la LDH abonde "cette intrusion sans contrôle dans la vie de chacun constitue un danger considérable pour les libertés individuelles qui doit être enrayé sous peine de voir disparaître l’Etat de droit." 
 
La Ligue des Droits de l’Homme appelle ainsi à la mobilisation ce lundi 13 avril à 12h30, place Edouard Herriot, à Paris. 
 
D’autres syndicats et associations forment le même appel : Cecil, Creis-Terminal, La Quadrature du Net, Syndicat des avocats de France, Syndicat de la Magistrature, Amnesty International, Attac, Fondation Copernic, Solidaires, Syndicat national des journalistes.