L’égalité homme – femme s’impose à partir du 1er mars à la télévision

L’égalité homme – femme s’impose à partir du 1er mars à la télévision

À partir du 1er mars 2015, les chaînes de télévision et même les radios, devront comptabiliser le nombre de femmes pour pouvoir favoriser la parité entre les hommes et les femmes. 

Après la loi sur l’égalité hommes-femmes du 4 août 2014, concernant notamment le monde de la télévision, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) a fait le constat que les chiffres de la représentation des femmes dans le secteur télévisuel, et dans les médias en général, sont toujours mauvais, comme l’indique le Figaro. Le CSA a donc publié, le 4 février dernier, une délibération pour contribuer à l’application de la loi. 
 
Les chaînes devront désormais compter le nombre de femmes pour pouvoir mettre en place une juste représentation des hommes et des femmes sur leur antenne. Ces dernières auront l’obligation de donner à l’institut des indicateurs qualitatifs et quantitatifs sur la représentation des deux genres dans les programmes. Ces données seront à remettre au CSA tous les ans avant le 31 janvier. Les chiffres communiqués seront alors rendus publics. 
 
Autre demande de la part du CSA, que les clichés soient évités et que les femmes soient mises en valeur. De plus, les programmes diffusés, comme les fictions, documentaires et débats, devront lutter contre les préjugés sexistes et les violences faites aux femmes. Les chaînes auront l’obligation de fournir une liste des programmes concernés en précisant s’ils sont diffusés aux heures de grande écoute. Si les images diffusées sont dégradantes pour la femme ou s’il s’agit de propos sexistes, le CSA pourra être saisi ou se saisir pour engager une action juridique, d’après Sylvie Pierre-Brossolette, présidente du groupe de travail " Droits des femmes " au CSA. 
 
Dans les faits, certaines antennes ont déjà montré leur souhait de s’engager. France Télévisions veut passer de 30 à 35 % d’experts féminins dans leurs programmes. Du côté de TF1, l’engagement a déjà commencé, en diffusant L’Emprise, qui traite des violences conjugales. Le CSA a par ailleurs proposé quelques options, comme imposer la diffusion d’un nombre minimal d’œuvres audiovisuelles ou de sujets journalistiques réalisés par des femmes.