Ushuaïa TV s’évade et s’oriente vers le scientifique après son arrivée sur Freebox TV

Ushuaïa TV s’évade et s’oriente vers le scientifique après son arrivée sur Freebox TV

Ushuaïa TV fête ses 10 ans. Selon le magazine Écran Total, la chaîne, qui fait partie du groupe TF1, a trouvé son rythme de croisière et arrive à progresser dans un contexte difficile. " La chaîne a enregistré ses meilleures audiences depuis cinq ans. Seules les chaînes qui ont une marque forte, un positionnement clair et des contenus de qualité survivront. L’avenir pour les chaînes payantes est de cultiver leur valeur ajoutée, sinon elles ferment " explique Christophe Sommet , directeur délégué des chaînes. 
 
Alors que son repositionnement a débuté il y a trois ans, l’antenne a renouvelé l’ensemble de ses accords de distribution et a été reprise par Freebox TV depuis début janvier, en remplacement de Stylia. Elle veut désormais s’étendre à l’Afrique francophone avec la chaîne Canal + Overseas. 
 
Passé de chaîne militante en faveur du développement durable et la protection de la planète à l’évasion, la découverte et le voyage, Ushuaïa TV a augmenté le montant de ses investissements. Étant l’un des acteurs clés du marché documentaire en France, la programmation se partage entre 150h de production, 250h d’acquisitions et d’autres documentaires provenant de Discovery, qui est actionnaire de la chaîne à hauteur de 20 %. 
 
Signe de son ambition, la chaîne s’est engagé à 100 % pour le docu-fiction, Freedom, l’envol d’un aigle, en multipliant par dix son apport moyen habituel. Ceci l’incite donc à prévoir un projet d’envergure par an avec comme but l’émerveillement, la compréhension et le respect.
 
Enfin, grâce à la réforme COSIP (Compte de Soutien à l’Industrie des Programmes Audiovisuels) de 2015, qui favorise les documentaires historiques et scientifiques, la chaîne a de bonnes perspectives. Ushuaïa TV travaille actuellement sur une série scientifique, qui sera diffusée en fin d’année. Autre conséquence de la réforme, les apports de la chaîne devront être plus importants, ce qui demandera plus de sélectivité dans les projets proposés. " Les petites sociétés risquent d’en pâtir " comme le souligne Christophe Sommet.