La SVOD en France traine un peu

 

Netflix s’est bien déployé en France depuis quelques mois déjà. Le succès est au rendez-vous malgré certains segments du catalogue restants désespérément vierges (en France il faut 3 ans après la sortie d’un film en salle pour commencer à l’exploiter en VoD).

D’abord vaguement boudés, les services SVoD semblent commencer à intéresser les petits frenchies. Si Netflix se refuse à communiquer tout chiffre officiel sur le sujet (Cécile Fouques, responsable de la communication pour l’Europe, s’estime "content" des résultats, sans autre précision), on remarque sur les réseaux sociaux que la popularité de l’application à de beaux jours devant elle, malgré la faible utilisation générale des services VoD en France.

L’Ofcom (Office of communications, confrère britannique de l’ARCEP) a publié il y a quelques semaines un comparatif entre différents pays du monde, sur l’angle de la télévision, des services audiovisuels et de l’utilisation d’internet en général : « International Communications Market Report 2014 ».

Celui-ci nous apprend que 26 % de l’utilisation moyenne Française hebdomadaire de la télévision se fait vers des contenus internet, contre 32 % au Royaume-Uni et 29 % aux USA. L’écart est faible, un Français moyen et un Américain moyen passent sensiblement autant de temps l’un et l’autre à utiliser Internet sur la télé.

Maintenant, si nous regardons les pourcentages d’utilisateurs ayant déjà regardés un film en SVoD :

L’écart n’est plus le même. 26 % seulement des utilisateurs Français ont regardé un film en SVoD sur l’année passée, contre 42 % des Britanniques, et 63 % des Américains !

Ces différences peuvent s’expliquer par plusieurs facteurs. Le service encore naissant en France, mal connu des utilisateurs. Ce dernier point n’étant pas de leur fait, en effet les offres de SVoD bénéficient de très peu de visibilité. Certains fournisseurs comme SFR par exemple, qui propose Canalplay en "Extra" avec un forfait mobile, ne laissent pas le choix du service.

Enfin, la chronologie des médias, les guerres de licences et l’ergonomie générale de certains services (il est parfois impossible de changer les pistes sons et sous-titres), rendent l’utilisation parfois frustrante.

 

Source : Ofcom