Pour Xavier Niel, “plein de choses ne vont pas en France” mais le “bashing” est “excessif”

Pour Xavier Niel, “plein de choses ne vont pas en France” mais le “bashing” est “excessif”
 
Dans un entretien exclusif dans le journal Les Echos, Xavier Niel, fondateur de Free, de 42, propriétaire de la Halle Freyssinet, Business Angel et investisseur dans plus de 1000 entreprises, revient sur l’image qu’il a de la France.
 
Ayant fait le buzz en affirmant que "la France est un paradis fiscal" pour les entrepreneurs, le fondateur de Free maintient ses propos. Il veut en finir avec le "bashing" de la France. Il "aime son pays parfois au delà même du raisonnable" bien que n’étant pas à l’aise avec le mot "patriotisme".
 
Pour lui le "bashing envers nos hommes politiques, notre fiscalité et nos lois" est "souvent excessif" . Il se défend en revanche de tenir un discours "politique."
 
Il concède néanmoins qu’il "y a plein de choses qui ne vont pas en France" notamment un manque de "simplification" et un besoin de "rendre plus lisible tout ce qui concerne l’entreprise." 
 
Concernant T-Mobile US et l’échec des négociations, Xavier Niel, trouve certains côtés positifs :
 
"L’opération n’a pas pu aboutir mais les Américains nous ont dit bienvenue ! je ne suis pas sûr que dans l’autre sens l’accueil aurait été aussi bon."
 
S’il n’aime pas le mot "patriote", beaucoup estiment qu’il fait preuve de patriotisme économique, en étant investisseur dans près de 1000 entreprises en France comme à l’étranger. Investissant dans plus de 100 sociétés par an, Xavier Niel ne cherche pas forcément à faire immédiatement des bénéfices avec les jeunes pousses qu’il accompagne même s’il concède que parfois, le retour sur investissement est très lucratif : 
 
"Une grosse sortie ça paie les 1000 investissements ! Au passage notez que l’on investit depuis la France où je paie mes impôts."