Du rififi pendant les élections professionnelles d’Orange

 
La semaine passée était marquée par une semaine d’élections au sein du groupe Orange. Les 100 000 salariés d’Orange étaient appelés à voter pour choisir leurs représentants dans les différentes instances de l’opérateur.
 
Si à l’arrivée, aux élections professionnelles, la CFDT arrive pour la première fois en tête du scrutin devant la CGT (24,12 % contre 19,56 % des voix), le scrutin a été marqué par quelques dysfonctionnements.
 
Pour faciliter la démarche de vote, Orange avait mis en place un portail de vote en ligne "spécial Election 2014 de l’UES Orange."
 
La CFE CGC fait ainsi remonter une série d’incidents ayant perturbé le processus de vote en ligne : entre la saturation du serveur et une hotline débordée, la CFE-CGC n’a pas hésité au cours de la semaine à mettre en cause, sur son site internet, les choix de l’opérateur en matière de prestataire.
 
La question même du vote en ligne n’avait pas fait l’unanimité des syndicats dès le départ. Si la CFDT et la CFE-CGC en avaient accepté le principe, FO et SUD l’avait refusé.
 
Le syndicat évoque désormais un vote "désastreux" estimant que "5 à 7 % des électeurs" n’ont pas pu voter en raison de difficultés techniques.  "Dans ces conditions comment être sûr que chaque vote sur internet a vraiment été pris en compte ?"
 
Au final, le taux de participation avoisinait 74 %, en légère progression par rapport à 2011.
 
Ce n’est pas les seuls litiges qui devront se régler dans les semaines qui viennent. Selon Itespresso, la CFE-CGC a également saisi le Tribunal de Grande Instance contre la CGT et SUD pour des pratiques de spams auprès des salariés d’Orange. Le syndicat reproche aux deux autres organisations une "absence d’égalité de traitement" et la "constitution de fichiers non déclarés." Ces derniers n’auraient pas suivi l’engagement de ne pas utiliser les e-mails professionnels des salariés d’Orange.
 
La prochaine audience pour résoudre ce litige est prévue le 8 décembre prochain.