Stéphane Richard demande une mutualisation des réseaux dans les nouvelles “Zones Blanches”

Plus de 20 ans après le lancement du 1er opérateur de téléphonie mobile, la couverture du territoire n’est pas totale. Interrogé sur les "zones blanches" par nos confrères d’Europe 1, Stéphane Richard revient sur les difficultés des opérateurs à couvrir 100% du territoire :

"La France est un grand pays avec des zones de montagne et donc plus difficile à couvrir avec des réseaux performants partout, à cause de sa géographie, à cause de ses zones de montagnes, à cause du fait qu’un département comme là Lozère fait 90 000 habitants tout en étant très vaste."
 
Pour lui, "c’est un problème de coût" qui n’est pas directement lié au problème d’installation d’antennes. Il explique ainsi que la difficulté et d’amener des liens fibre optique qui relient les antennes. "La téléphonie mobile c’est essentiellement un réseau fixe", constitué des réseaux de collecte et les antennes. "Ce qui coûte le plus cher, c’est l’installation des liens fixe."
 
Il convient ainsi qu’aujourd’hui "il y a un problème de zone blanche". Si sur la 2G un programme a été mené par le gouvernement forçant les opérateurs à faire un effort sur les zones non-couvertes, Stéphane Richard estime qu’avec la 3G/4G "de nouvelles zones blanches apparaissent."
 
Le PDG d’Orange profite de l’occasion pour lancer un appel pour "se mettre tous autour de la table avec le gouvernement pour lancer un nouveau programme de "zone blanche", en mutualisant parce qu’aucun opérateur ne trouvera la rentabilité d’installer ces infrastructures très coûteuses dans des endroits très peu peuplés."
 
Pour lui, c’est un enjeu important pour éviter de connaître une nouvelle "fracture numérique" sur le mobile.