Stéphane Richard avait “exclu qu’Iliad se contente de reprendre le réseau et les fréquences” de Bouygues

 
Le ménage à trois n’aura finalement pas lieu. Alors que des discussions s’étaient engagées entre Bouygues, Orange et Iliad-Free, Orange a annoncé hier qu’il mettait un terme à sa période de réflexion sur le sujet et qu’il abandonnait toute idée de consolidation avec Bouygues Télécom pour le moment.
 
Interrogé par nos confrères de La Tribune, Stéphane Richard s’explique sur les raisons de ce retrait. Pour lui, "ce n’est jamais bon de laisser planer une incertitude." les discussions n’avançant plus et le délai de la fin juin fixé avec Martin Bouygues était dépassé. Il souligne également la difficulté de trouver un compromis à trois : 
 
"L’opération n’était pas évidente : elle devait concilier le passage devant l’Autorité de la Concurrence, et sans doute la Commission européenne, et créer incontestablement de la valeur pour Orange et ses actionnaires. Il fallait aussi trouver une valorisation correcte pour Bouygues Telecom et nécessairement un partenariat très fort avec Iliad" 
 
Stéphane Richard évoque les raisons qui ont conduit à l’échec de ces négociations. Il met en cause Bouygues et Iliad :
 
"Les demandes de Bouygues étaient trop élevées et Iliad ne voulait pas aller suffisamment loin dans sa participation à une opération. Nous avions exclu dès le départ qu’Iliad se contente de reprendre uniquement le réseau et les fréquences" de Bouygues Télécom.
 
Si aucune issue n’a pour le moment été trouvée, le PDG d’orange n’exclut pas que ces négociations puissent se réouvrir "peut-être dans six mois mais ce ne sera pas à notre initiative."