Bouygues Télécom : 2000 emplois menacés selon les syndicats

Bouygues Télécom : 2000 emplois menacés selon les syndicats

A quelques jours de l’annonce de leurs résultats pour le 1er trimestre 2014, les syndicats de Bouygues Télécom craignent un nouveau plan de restructuration qui conduirait à la suppression de 1500 à 2000 emplois. Actuellement l’opérateur emploie 9 000 personnes, il supprimerait ainsi près d’un quart de ses effectifs.

 Outre l’arrivée de Free Mobile qui a fait beaucoup de mal au 3ème opérateur, les syndicats estiment que l’échec du rachat SFR pourrait être la raison principale de ce plan social.
 
Pour Alain Bernard de Force Ouvrière, "le modèle économique" de Bouygues est remis en question : "le chiffre d’affaires de Bouygues Télécom a chuté de 26 % en deux ans avec des coûts qui ont augmenté de 10 %."
 
Pour Aziz Azam de la CFDT, Bouygues n’a pas suffisamment valorisé son réseau 4G le conduisant à avoir "le chiffre d’affaires le plus bas des trois opérateurs historiques."
 
Considéré par de nombreux experts comme étant en sursis après le rachat de SFR par Numéricable, Bouygues serait sur la sellette. Certains estiment même qu’il sera le prochain opérateur en vente. La vente d’Alstom pour récupérer du "cash" et la guerre lancée par Bouygues Télécom sur les offres "fixes" ne va pas "relancer l’emploi " estime une source proche du dossier.
 
Si Bouygues Télécom veut survivre, l’opérateur n’a pas le choix que de réduire ses coûts de fonctionnement. Outre les emplois menacés, le groupe explore toutes les pistes pour réduire ses coûts, y compris celle de déménager de la tour Bouygues en bord de Paris vers des locaux moins chers dans les Yvelines.
 
Si pour le moment, à trois jours d’annoncer ses résultats rien n’a été dévoilé officiellement par l’opérateur, Alain Bernard estime que "le calendrier est plus politique qu’économique" et que "rien ne devrait être annoncé avant les élections européennes" du 25 mai. Néanmoins, les salariés de l’opérateur devraient selon lui être fixés "avant l’été".
 
Source : Le Figaro