Déploiement du FTTH : la Mission Très Haut Débit “a mis un coup de pied dans la fourmilière”

Déploiement du FTTH : la Mission Très Haut Débit “a mis un coup de pied dans la fourmilière”

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L’exaspération monte auprès de certains abonnés qui " sont prêts à faire un chèque de 2.000 ou 3.000 euros pour avoir la fibre, parce que c’est insupportable d’avoir que du 512 kbps. "

S’il concède que le coût de déploiements des réseaux
FTTH jusqu’à l’abonné sont importants, ils seront plus pérennes que les réseaux cuivrés.

Alors que certains réseaux publics se sont déployés avant la reprise du dossier par l’Etat, il concède que quelques erreurs ont été faites au niveau local où certains opérateurs avait loisir d’imposer leur volonté aux élus. Pour lui, la mission France Très Haut Débit "a mis un peu le pied dans la fourmilière en arrivant."

Pour d’autres collectivités, Antoine Darodes estime qu’il "y a beaucoup de coupables chez certains conseils, assistants à maîtrise d’ouvrage."

Si certains ont permis aux collectivités de "faire des choix éclairés, et il y en a d’autres qui leur vendent déjà une soupe toute faite, voire très orientée vers certains choix ou certains opérateurs."

Néanmoins, le responsable du pilotage national, qui a repris le dossier en cours de route constate "qu’il y a une bonne montée en compétences des élus."

Il regrette, malgré tout, que le déploiement et les moyens sont inégaux selon les porteurs de projets : "demain, on aura une commune très rurale qui aura son THD et celle d’à côté qui à le fait le choix de la montée en débit. On va vite voir une espèce de compétition entre territoires."

Un observatoire national des déploiements devait être lancé en avril 2014, pour offrir plus de visibilités aux zones déployées ou en cours de déploiement. À ce jour, le site est toujours "en construction".