“L’effet Free” n’est pas le seul problème des télécoms : ils doivent “innover ou mourir”

“L’effet Free” n’est pas le seul problème des télécoms : ils doivent “innover ou mourir”
 
Si Free est cité dès qu’un problème touche les télécoms, la concurrence considérant qu’il a déstabilisé le marché, provoqué une crise de l’emploi et des investissements. Selon le cabinet Booz & Co la crise des télécoms est mondiale et n’est pas seulement due à un "effet Free".
 
A quelques jours du Mobile Wolrd Congress de Barcelone, le cabinet publie son étude et tire la sonnette d’alarme : "les opérateurs se trouvent face à une alternative, innover ou mourir, ou du moins perdre leur pertinence, leur utilité."
 
Avec des investissements constants représentant dans le monde environ 180 milliards de dollars, le cabinet estime que les opérateurs sont pris entre deux feux : une nécessité de sans cesse moderniser leur réseau et l’incapacité à monétiser l’explosion des usages. Selon le cabinet, le réseau 4G de l’opérateur Américain Verizon connaîtrait déjà "des problèmes de congestion de son réseau 4G."
 
Une situation qui n’est pas tenable, selon Booz & Co, ils vont devoir trouver de nouvelles façons d’appréhender leur modèle économique. La piste de la mutualisation des réseaux à l’instar de Bouygues et SFR est évoquée, le délestage du trafic sur le fixe, le financement et la périodisation des services avec certains fournisseurs de contenus comme Youtube et Netflix est également évoquée
 
Mais selon le cabinet d’analyse le problème français réside dans la difficulté pour les opérateurs de diversifier leurs services et leur secteur d’activité : "les opérateurs sont de grands groupes qui ne savent pas intégrer les start-ups, ils ont plutôt tendance à les étouffer."
 
Une situation qui ne pourra plus durer longtemps, le cabinet annonce déjà que les opérateurs ne profiteront que très peu de la nouvelle technologie qu’ils déploient. Pour lui l’essentiel de la valeur sera "capté par les fournisseurs de matériels" (Apple, Samsung…) mais à terme par les fournisseurs de service à hauteur de "80% de la valeur" générée.
 
Certains opérateurs ne sont donc pas prêts de retrouver le sourire.
 
Source : La Tribune