Neeelie Kroes : “atterrée” par le manque d’usage du Roaming Européen

Neeelie Kroes : “atterrée” par le manque d’usage du Roaming Européen
L’Eurobaromètre 414 mené par la Commission Européenne, seuls 4 % des Français vont régulièrement dans d’autres pays de l’UE et 30 % s’y rendent "occasionnellement". 29 % se rendent rarement à l’étranger et 37 % n’y mettent jamais les pieds.
 
Par rapport aux autres pays Européens, le blocage des usages des abonnés Français partis dans un pays de l’UE est plus fort que pour les autres pays.
 
Parmi les freins relevés par la Commission Européenne, les frais liés au Roaming sont pointés du doigt. Selon cette étude 41 % des Français qui voyagent dans un autre pays de l’UE éteignent leurs téléphones le temps de leur voyage et 20 % désactivent l’option d’itinérance.
 
Seuls 13 % des voyageurs français ne désactivent pas ces données mobiles et prennent le risque d’une facture d’itinérance élevée. Ils sont 7 % à acheter une carte SIM dans le pays dans lequel il se rendent, 17 % utilisent les réseaux Wi-fi publics et privés.
 
Enfin concernant les appels vocaux, seuls 5% d’entre eux appellent aussi souvent lorsqu’ils sont à l’étranger qu’en France quand 46 % limitent leurs usages et 40 % n’appellent pas du tout.
 
Concernant la réception des appels, 8 % décrochent aussi souvent qu’en France, 49 % les limitent et 37 % les bloquent.
 
Cette tendance se confirme pour les SMS, 14 % des voyageurs français ne changent rien à leurs usages, 46 % se limitent et 33 % ne les utilisent pas.
 
Enfin, ils sont 69 % a ne jamais utiliser les usages de l’internet mobile (hors wifi).
 
Neeelie Kroes, vice-présidente de la Commission européenne s’est déclarée "atterrée par ces chiffres. Ils montrent bien que nous devons terminer le travail. Les consommateurs se restreignent de manière draconienne dans l’utilisation de leur téléphone et finalement, cela ne fait pas non plus l’affaire des opérateurs"
 
La vice-présidente de la Commission Européenne à renouveler son engagement de mettre en place "d’ici à 2016" un marché unique et "un véritable espace européen des télécommunications en estompant, puis en éliminant les différences entre les prix facturés pour les appels nationaux, en itinérance et intra-européens".
 
Elle a néanmoins souligné l’investissement des opérateurs français sur le sujet ce "qui montre qu’il est possible de proposer des forfaits qui couvrent l’ensemble de l’Europe." 
 
Source : Zdnet