Numericable accusé “d’entuber ses clients” avec des prélèvements abusifs

Dans un article très polémique intitulé "Prélèvements abusifs : Numericable continue à entuber ses clients" Rue89, raconte le cas non-isolé de Jérôme. En juillet, alors qu’il emménage dans un nouvel appartement, il souscrit à l’offre iStart à 24,90 €/mois de Numericable.

On ne lui annonce pas de frais d’ouverture, une remise sur les frais de port et un délai de deux semaines. Par mail, Numericable le prévient que la ligne est ouverte deux jours plus tard. Au bout de six semaines, toujours rien, et ce n’est pas faute d’avoir bataillé avec le standard téléphonique de l’opérateur télécoms.
 
En septembre découragé, il appelle pour résilier son abonnement. On lui promet une nouvelle fois au téléphone une résiliation sans frais, qu’il lui suffit d’envoyer une lettre recommandée pour qu’on lui envoie un bordereau de retour. Il pourra ainsi réexpédier le matériel gratuitement.
 
Il s’exécute, mais mi-septembre, c’est une lettre annonçant des frais de résiliation qui lui parvient. L’engagement étant d’un an, cette somme correspond à près d’un an d’abonnement, ajouté aux 42,75 € qui lui ont déjà été prélevés et les 5 € de frais de port du matériel. Le tout pour des services qu’il n’aura jamais eu.
 
S’il fait les démarches pour stopper les prélèvements auprès de sa banque, une ligne étrange apparaît néanmoins sur son relevé : "ACHAT CB BC NUMERICABLE 05.10.13" de ces 261,03 €. Jérôme avait en effet fourni ses coordonnées bancaires à Numericable. Le prélèvement rejeté, Numericable était donc passé par la carte bancaire de son client mécontent.
 
Pourtant, l’article L121-20-3 du code de la consommation précise bien que :
 
« Le fournisseur doit indiquer, avant la conclusion du contrat, la date limite à laquelle il s’engage à livrer le bien ou à exécuter la prestation de services. […] En cas de défaut d’exécution du contrat par un fournisseur résultant de l’indisponibilité du bien ou du service commandé, le consommateur doit être informé de cette indisponibilité et doit, le cas échéant, pouvoir être remboursé sans délai et au plus tard dans les trente jours du paiement des sommes qu’il a versées. »
 
Numericable n’a dans un premier temps rien voulu savoir avant que Jérôme ne menace de porter plainte. Mais à force de se battre, Jérôme fait céder Numericable. Il obtient, le 29 novembre dernier, l’annonce qu’il sera remboursé intégralement de la somme prélevée, sans bien sûr la moindre compensation pour le temps d’attente, le temps passé sur la hotline…
 
Un fait divers qui pourtant n’est pas anodin, il n’est pas le seul à s’être retrouvé dans la même situation, les cas sont nombreux sur les forums.
 
Numericable compterait ainsi sur le découragement des abonnés lésés fasse à des procédures qui traînent en longueur, et qui nécessitent justification sur justification avant d’obtenir gain de cause.